| Locut. vic. | Un bouquet de fleur d’orange. | |
| Boire de la fleur d’orange. | ||
| Locut. corr. | Un bouquet de fleurs d’oranger. | |
| Boire de la fleur d’oranger. | ||
Il faut dire fleur d’oranger, en parlant de fleur de l’arbre nommé oranger, puisque l’on dit fleur d’abricotier, fleur de prunier, fleur de cerisier, etc.; il faut encore dire fleur d’oranger en parlant de la liqueur connue sous le nom de fleur d’orange, puisque cette liqueur se fait avec la fleur de l’oranger et non avec l’orange.
Nous mettons un s à cette locution un bouquet de fleurs d’oranger, parce que, selon la remarque d’un grammairien, un bouquet étant composé de plusieurs fleurs, ce mot doit être suivi d’un pluriel.
FLEUR, FLEURER.
| Locut. vic. | Ce chien n’a pas de fleur. | |
| Ce chien a fleuré le gibier. | ||
| Locut. corr. | Ce chien n’a pas de flair. | |
| Ce chien a flairé le gibier. | ||
—Fleur, dans l’acception qu’on lui trouve ici, est un barbarisme.
—On employait indifféremment, il y a moins d’un siècle, fleurer pour flairer et flairer pour fleurer. La différence entre ces deux verbes est maintenant bien établie; flairer, c’est aspirer une odeur, flairez cette rose; fleurer, c’est au contraire l’exhaler, cela fleure comme baume. On flaire enfin ce qui fleure.