M. Chapsal prétend que le substantif garant ne prend jamais le signe du féminin. Il est dans l’erreur. On lit dans le Dictionnaire de l’Académie cette phrase: la Suède s’est rendue garante du traité, précédée de cette remarque «dans le style de négociation quelques-uns ont employé garante au féminin.»

Rien, selon nous, n’est plus ridicule que ces distinctions capricieuses introduites par l’usage, et, dans le désir de contribuer à les faire disparaître, nous engageons beaucoup à donner ou à refuser (et surtout à donner) dans tous les cas possibles, au mot garant, la terminaison féminine.


GARE.

Locut. vic.Gare de devant.
Locut. corr.Gare devant.

Féraud dit gare de devant! L’Académie gare devant! Nous croyons cette dernière locution plus conforme à l’usage et à la grammaire. Gare est l’impératif du verbe garer; ainsi gare devant, gare derrière, sont mis pour (qu’on se) gare devant (moi); (qu’on se) gare derrière (moi). De ne peut s’employer avec le verbe garer que devant un nom de personne ou de chose à éviter: garez-le de sa colère; garez-vous des voitures; il faut se garer des fous.


GARNISAIRE.

Prononc. vic.Il a des garnissaires chez lui.
Prononc. corr.Il a des garnizaires chez lui.

L’analogie de ce mot avec garnison peut servir à en constater la prononciation.