Rien est-il en effet plus agréable, plus à propos enfin pour des gens qui observent rigoureusement le carême qu’un envoi de marée bien fraîche? Rien est-il encore plus susceptible d’un retour certain que le mois de mars dans le carême, puisque ce temps de pénitence le comprend toujours en totalité ou en partie?

M. Raymond, qui a fait l’article Carême comme l’a fait l’Académie, passe sous silence, au mot marée, l’expression marée en carême, et traite plus loin mars en carême de corruption de marée en carême. Voilà deux fautes graves. A quoi sert-il de venir après le Dict. de l’Académie si, au lieu de profiter de ses erreurs, on fait plus mal que lui?

«Il y a une considération qui me refroidirait, dit M. Jacquemont (Correspondance, t. I) c’est le sort incertain de mes lettres, et la crainte de voir celles-là se perdre comme les autres, ou n’arriver que comme mars en carême.» M. Jacquemont s’est étrangement mépris sur la valeur de cette expression proverbiale. Il en a retourné le sens, et au lieu de lui attribuer une signification d’à-propos, c’est une signification toute contraire qu’il lui donne.


MARGOTTE.

Locut. vic.Avez-vous planté vos margottes?
Locut. corr.Avez-vous planté vos marcottes?

Une marcotte est une branche de plante qu’on met en terre pour qu’elle y prenne racine.

Dites aussi marcotter des vignes, des chèvrefeuilles, des œillets, et non margotter.


MARIAGE, NOCE.