Les collectifs généraux veulent le singulier, les collectifs partitifs le pluriel. La foule disparut. La plupart voulurent sortir.
Les collectifs généraux veulent le singulier, parce que l’esprit, en les énonçant, fait abstraction complète du nombre de personnes ou de choses qui les composent, et ne voit plus en eux qu’une masse, qu’une unité.
Les collectifs partitifs veulent le pluriel, parce qu’ils représentent évidemment plusieurs objets qu’on ne compte pas, il est vrai, par paresse peut-être, mais qu’on peut au moins compter, et qui conservent ainsi entièrement leur caractère de pluralité.
MONNOYAGE, MONNOIE, MONNOYER, MONNOYEUR.
| Locut. vic. | Le monnoyage est un privilège. |
| Locut. corr. | Le monnayage est un privilège. |
Depuis que l’ancienne prononciation de la diphthongue oi a été altérée dans monnoie, qu’on écrit maintenant monnaie, et que l’orthographe de Voltaire est venue consacrer cette altération, on sent combien il serait ridicule d’écrire et de prononcer les dérivés de monnaie par un o, lorsque ce mot s’écrit par un a.
MONTAIGNE.
| Prononc. vic. | Montagne est un de nos grands écrivains. |
| Prononc. corr. | Montaigne est un de nos grands écrivains. |