NONANTE voyez [SEPTANTE].
NOUVEAU.
Pourquoi un auteur se croit-il toujours obligé d’ajouter l’épithète de nouveau à l’ouvrage qu’il publie sur un sujet déjà traité, soit par lui, soit par un autre? Le lecteur, en faisant le rapprochement de la date du livre avec le moment où il lit ce livre, ne voit-il pas tout de suite s’il est réellement nouveau? et s’il ne l’est pas, croit-on que le titre puisse lui en imposer? Que nous fait aujourd’hui que Bouhours ait intitulé un volume de remarques sur la langue: Nouvelles remarques, etc. Le millésime du livre est l’acte de naissance qui dépose de l’âge de ce ci-devant jeune homme qui, avec son siècle et demi d’existence, ose afficher la prétention d’être toujours jeune. Il y a donc ici ridicule, mais il y a au moins bonne foi. En est-il de même des œuvres de musique qui ne portent jamais de date (ce dont on peut avoir quelque sujet de s’étonner) et qui se parent si souvent du titre de nouveaux? Que dites-vous, par exemple, d’une sonate nouvelle de Rameau? Supposez un homme qui ne connaisse pas ce célèbre musicien, et vous le verrez acheter, sur la foi d’un titre trompeur, du vieux pour du neuf. N’y a-t-il pas là évidemment du charlatanisme?
NOYAU.
| Prononc. vic. | No-iau. |
| Prononc. corr. | Noi-iau. |