Prononc. vic.C’est un horan-outang.
Prononc. corr.C’est un noran-goutang.

Buffon (Tome XVIII, édit. 1832), dit toujours l’orang-outang, cet orang-outang, etc. «On pourrait regarder l’orang-outang comme le premier des singes, ou le dernier des hommes.»

Orang-outang est un mot malais qui signifie homme sauvage.


ORANGE (FLEUR D’)

Locut. vic. Un bouquet de fleur d’orange.
Boire de l’eau de fleur d’orange.
Locut. corr. Un bouquet de fleurs d’oranger.
Boire de l’eau de fleur d’oranger.

Dit-on une fleur de pomme, une fleur de prune, une fleur de cerise? non, car ce sont les pommiers, les pruniers, les cerisiers, qui ont des fleurs, et non les pommes, les prunes, les cerises. L’analogie veut donc que l’on dise une fleur d’oranger, et comme un bouquet est évidemment composé de plusieurs fleurs, nous ajoutons un s au mot fleur dans cette locution: un bouquet de fleurs d’oranger, où l’on fait communément deux fautes, en mettant 1o fleur au singulier, et 2o orange pour oranger. Cette dernière faute se trouve dans le Dict. de l’Académie (1802).—Quant à la liqueur nommée eau de fleur d’orange, on voit qu’il faut aussi écrire eau de fleur d’oranger, puisque cette liqueur est faite avec la fleur de l’oranger, et non avec l’orange. L’Académie dit de l’eau de fleur d’orange, et nous sommes surpris que cette incorrection de langage ait échappé au minutieux et caustique investigateur des erreurs de son Dictionnaire.


ORGE.

Locut. vic.De l’orge nu, perlé, mondé.
Locut. corr.De l’orge nue, perlée, mondée.