«Au moment où l’acteur chargé du rôle du capitaine Sabord doit dire: Il fallait un vent de nord-est pour nous relever de la côte, le marin de coulisses se trompe, et parle d’un vent de nord-ouest, et en prononçant encore ce dernier terme comme il est écrit. Tanguy, à cette expression qui résonne assez mal à son oreille, semble se réveiller d’un somme, et se met à crier de sa grosse voix d’ancien aide-canonnier: Dis donc un vent de nordais et non pas de norois, espèce de Parisien, puisque la côte court nord et sud! A cette sauvage interruption qui n’amuse qu’une partie du public, le parterre hurle: à la porte le vieux borgne! à la porte!» (Corbière, Les Pilotes de l’Iroise.)


OUÈTE.

Locut. vic.Achetez-moi de la ouète.
Locut. corr.Achetez-moi de la ouate.

On lit dans le Dictionnaire des difficultés, de Laveaux:

«Boileau a dit:

Où sur l’ouate molle éclate le tabis.

«Il est possible que quelques couturières de Paris disent de la ouate ou de la ouète; mais il vaut mieux en ceci imiter Boileau que les couturières.» M. Laveaux est ici dans l’erreur quant à la prononciation du mot ouate. D’autres personnes que des couturières de Paris, M. Girault-Duvivier, Féraud, l’Académie, entre autres, veulent que l’on prononce de la ouate, et cela par déférence pour l’usage, qui depuis long-temps exige l’aspiration de l’o dans le mot ouate, comme dans les mots oui et onze, le oui fatal, le onze du mois.»


OUIE.