PAR CE QUE.
| Locut. vic. | Je vois, par ce que vous me dites, qu’on m’a trompé. |
| Locut. corr. | Je vois, par tout ce que vous me dites, qu’on m’a trompé. |
«Les rédacteurs de l’article (du Dict. de l’Acad.) sur la préposition par, auraient dû avertir les écrivains qu’il faut toujours éviter de placer les mots ce et que immédiatement après cette préposition. En cela ils auraient suivi une décision, long-temps méditée, de l’Académie elle-même, et imprimée par son ordre, au bas du chapitre des Remarques de Vaugelas, intitulé: PAR CE QUE, en trois mots. Je rapporte cette décision.
«Pour écrire purement et sans équivoque, il ne faut jamais se servir de par ce que que dans le sens de à cause que. Au lieu de dire, je connais par ce que vous me mandez d’un tel, il faut dire: je connais par les choses que vous me mandez d’un tel.
«Je fais cette remarque à l’occasion d’une phrase que je viens de lire au commencement d’une Notice sur la vie du Tasse, attribuée à l’une des meilleures plumes qui nous restent, et placée en tête d’une réimpression de la Jérusalem délivrée, traduite en 1774, par M. L***, déjà célèbre, à cette époque, entre les bons écrivains. Nous sommes trop disposés, dit l’auteur de la Notice, à juger par ce que nous avons sous les yeux, de ce qui s’est passé dans d’autres temps et en d’autres circonstances. La réputation non moins méritée qu’elle est brillante des deux hommes de lettres à qui cette négligence a échappé, autorise suffisamment ma remarque.» (Feydel, Rem. sur le Dict. de l’Acad.)
PAR TROP.
| Locut. vic. | Il est vraiment par trop caustique. |
| Locut. corr. | Il est vraiment trop caustique. |
«Cette façon de parler ne vaut rien; exemple: c’est être par trop scrupuleux; il suffit de dire: c’est être trop scrupuleux, quoique j’avoue que par trop a beaucoup d’emphase et de force pour exprimer l’excès que l’on veut blâmer, mais le bon usage le condamne.» (Rem. posthumes de Vaugelas, 1690.)