«D’après la définition de l’Académie, un porc-épics est un animal dont le corps est couvert de beaucoup d’épics ou de piquans.—Le mot épics, dit M. Boniface, n’est point une altération, c’est l’ancienne orthographe: on disait épic pour épi, piquant; ce mot vient du latin spica.» (Grammaire des Gramm.)

N’en déplaise à la science, le mot populaire nous paraît valoir au moins autant que celui qu’elle a consacré; cela arrive quelquefois.


POSTURE.

Locut. vic.Votre frère est en posture de faire fortune.
Locut. corr.Votre frère est en position de faire fortune.

Se mettre en posture de faire quelque chose, est une expression barbare et inconnue, disait l’abbé Desfontaines, au commencement du siècle passé. De nos jours, l’expression est encore barbare aux yeux, du moins, de tout homme de goût; mais pour inconnue, il s’en faut certes de beaucoup qu’elle le soit. On la trouve assez souvent dans des ouvrages où l’on serait peut-être en droit d’exiger un style plus soigné.

Cet homme s’est mis devant le roi en posture de suppliant, est une phrase correcte; mais peut-on en dire autant de cette autre phrase: Cicéron s’était mis en posture de repousser la force par la force? ne vaudrait-il pas mieux, dans ce dernier cas, employer une autre expression, et dire, par exemple: Cicéron s’était apprêté à repousser la force par la force.


POT-A-EAU.

Locut. vic.Prenez ce pot-à-eau.
Locut. corr.Prenez ce pot-à-l’eau.