Il faut dont, parce qu’on ne dit pas avoir besoin une chose, mais avoir besoin d’une chose.

On lit dans un voyage récent: «Les nids d’oiseaux sont un mets qu’on mange beaucoup en Chine.» L’auteur a voulu dire que les Chinois mangent beaucoup de cette matière gluante et visqueuse, expectorée par des hirondelles qui en construisent leurs nids, et c’est évidemment dont qu’il devait employer à la place de que.

Cette phrase, ce que je vous prie, c’est de ne pas le gronder, est encore vicieuse. Il faut: ce dont je vous prie, etc.


QUE DE.

Locut. vic.Si j’étais que de lui, je le ferais.
Locut. corr.Si j’étais lui (et mieux, si j’étais à sa place), je le ferais.

«Si j’étais que de vous,» disait certain duc de Créqui à certain maréchal de France, «j’irais me pendre tout-à-l’heure.»—«Eh bien!» répondit ironiquement le maréchal, à qui semblable conseil paraissait sans doute aussi ridicule que les termes dans lesquels il était donné, «soyez que de moi, monsieur!»

Ce maréchal savait fort bien conjuguer le gracieux verbe composé, être que de lui.


QUEL.