Qui, pour une rondache, empoigne un escabeau.

(Regnier, Sat.)

Peu de gens, à la lecture de ces vers, auront facilement saisi la signification que l’on y donne au pronom qui. Ceux qui l’auront pris pour un pronom relatif se seront trompés; car il est ici pronom démonstratif, et signifie celui-ci. Il y a cent ans que cette locution était déjà surannée, comme le témoigne ce passage du Dictionnaire de Trévoux: «Qui pour signifier les uns, les autres, n’est plus en usage chez les bons auteurs: alii, alii verò. On trouve dans les vieux écrivains: Qui crioit; qui fuyoit sur les toits; ils fuyoient qui çà, qui là: huc, illuc.» D’où vient donc que quelques-uns de nos écrivains modernes cherchent à ressusciter cette expression, qui plaisait peu à Vaugelas, et qui n’a en vérité rien de gracieux?


QUI.

Locut. vic.Vous parlez en hommes qui connaissez vos semblables.
Locut. corr.Vous parlez en hommes qui connaissent leurs semblables.

Qui est toujours de la même personne que le substantif auquel il se rapporte. Hommes étant de la troisième personne, le pronom relatif qui, le verbe et l’adjectif possessif qui le suivent doivent être employés à la troisième personne.

Domergue a relevé la faute qui se trouve dans le couplet suivant de Richard Cœur-de-Lion, opéra de Sedaine:

O Richard! ô mon roi!

L’univers t’abandonne;