«Il y a plus de cent ans, dit Féraud (Dict. Crit.) que l’a a disparu de la prononciation d’août, et il tient bon dans l’orthographe.»
APOSTUME.
| Locut. vic. | Une grosse apostume. |
| Locut. corr. | Un gros apostume ou apostême. |
Les deux mots apostume, apostême sont aujourd’hui d’un emploi aussi fréquent l’un que l’autre. Nous croyons cependant que les médecins emploient plus volontiers apostême, qui a une couleur un peu plus grecque que son concurrent, et que le vulgaire aime un peu mieux apostume, tout infidèle qu’il est à l’étymologie, mais qui, du reste, est fort ancien.
Ce vénérable hillot fut averti
De quelque argent que m’aviez départi,
Et que ma bourse avait grosse apostume.
(Marot, Épit. à François Ier.)
On voit ici qu’il était autrefois féminin. Il est masculin aujourd’hui.