Le relatif en doit être supprimé, lorsque le verbe appeler est suivi d’un autre régime indirect au génitif. Ainsi Féraud a remarqué avec raison que la phrase suivante d’une traduction de Robertson (Histoire de l’Amérique) était viciée par la présence du relatif en. «Colomb en appela directement au trône, des procédures d’un juge subalterne


RAPPELER (S’EN).

Locut. vic.Vous devez vous rappeler de cette histoire-là.
Locut. corr.Vous devez vous rappeler cette histoire-là.

«Il est reconnu que ce verbe ne peut être séparé d’un substantif par la préposition de, faute cependant très commune.

«On doute qu’il en soit de même dans le cas où c’est l’infinitif d’un verbe qui le suit. Je me rappelle avoir entendu paraît effectivement barbare.» (M. Ch. Nodier. Examen crit. des Dict.)

L’Académie et nos meilleurs grammairiens ont permis l’emploi de la préposition de entre se rappeler et l’infinitif du verbe avoir, et nos meilleurs écrivains ont profité de la permission. Nous pensons toutefois, comme M. Ch. Nodier, que «le meilleur serait peut-être d’employer en ce cas le verbe se souvenir qui gouverne la préposition.»

«Je me rappelle de cela, je m’en rappelle, sont des locutions vicieuses, dit Laveaux (Dict. des Diff.); car elles signifient l’une et l’autre: je rappelle à moi de cela. Or, à moi et de cela sont deux régimes indirects, et c’est un principe consacré par l’usage, que l’on ne doit pas donner à un verbe actif deux régimes semblables. Pour s’exprimer correctement, il faut dire: je me rappelle, je me le rappelle. Alors le verbe rappeler se trouve accompagné du régime direct cela et du régime indirect à moi; ce qui est conforme aux règles de la syntaxe.»


RAPPORT.