Dans ce vers, auteur est en rapport avec alarmes, mais il y a certainement dans le rapprochement des mots auteur et déchirure de la phrase d’exemple citée en tête de cet article, quelque chose de si ridicule, que toute personne pourvue d’un peu de goût ne peut manquer d’en être aussitôt choquée.
AUTOMNE.
| Locut. vic. | L’automne a été chaude. |
| Locut. corr. | L’automne a été chaud. |
«Maintenant masculin, ce qu’on a fait pour le conformer au genre des trois autres saisons. Les chimistes ont suivi cette méthode pour les noms des terres, des métaux, des demi-métaux. Cet esprit de régularité ne saurait passer trop vite des sciences dans les langues; et aucune langue n’approchera de la perfection tant qu’il ne s’y sera pas étendu à toutes les applications dont il est susceptible.» (M. Ch. Nodier. Ex. crit. des Dict.)
Il est bien probable que le judicieux auteur de l’article que nous venons de citer ne s’associe pas à la sotte prétention de certains grammairiens de faire automne masculin, seulement lorsqu’il est précédé de l’adjectif: un bel automne, et féminin lorsqu’il en est suivi: une automne froide et pluvieuse. Il y a trop de raisonnement dans la tête de M. Ch. Nodier, pour qu’une opinion semblable puisse y trouver place.