Beaucoup de grammairiens repoussent encore ce mot, probablement parce qu’il n’a pas été accueilli par le dictionnaire de l’Académie. Le savant M. Feydel a fait à ce sujet la remarque, approuvée depuis par Laveaux (Diction. des Difficultés), que boulevari est un terme de marine, et que c’est celui qu’on emploie figurément dans le langage public. Il signifie grand bruit, grand tumulte. Hourvari, que l’Académie écrit aussi ourvari, mais abusivement selon Laveaux, est un terme exclusivement consacré à la chasse. On pousse ce cri pour faire revenir les chiens sur leurs premières voies.


BOULI.

Pronon. vic.Du bouli, de la boulie.
Pronon. corr.Du bouilli, de la bouillie.

En patois de Paris on dit manger du bouli, de la boulie, sans mouiller les deux l.

On dit aussi dans le même patois: une bouloire, cette eau a boulu; au lieu d’une bouilloire, cette eau a bouilli.

Sarrasin a dit: deux litrons de châtaignes boulues (Testament de Goulu); mais c’était en plaisantant. Cela ne tire nullement à conséquence.


BOULOGNE.

Locut. vic.L’Albane naquit à Boulogne.
Locut. corr.L’Albane naquit à Bologne.