BRELUE.
| Locut. vic. | Avez-vous la brelue? |
| Locut. corr. | Avez-vous la berlue? |
«On écrivait et on prononçait autrefois barlue, dit l’abbé Féraud. Il est à remarquer que bar ou ber marque quelque chose de courbe, d’oblique, de travers. Ainsi barguigner, c’est ne pas guigner ou viser droit. Barlong, c’est ce qui est inégalement long. Bertauder, c’est tondre inégalement, etc.» (Diction. crit.)
BRINGUEBALLER, TRINQUEBALLER.
| Locut. vic. | Ces gens-là m’ont assez bringueballé, trinqueballé aujourd’hui. |
| Locut. corr. | Ces gens-là m’ont assez brimballé aujourd’hui. |
Les deux premiers verbes sont des barbarismes. Le troisième se trouve dans le dictionnaire de l’Académie, mais il y est noté comme familier. Sa signification est celle-ci: agiter, pousser çà et là, secouer comme des cloches qu’on sonne mal. Si l’on en croit Boiste, on pourrait aussi dire trimballer; mais nous pensons qu’on ferait tout aussi bien de s’en tenir au verbe brimballer dont Rabelais s’est souvent servi, et qui est accueilli par tous les dictionnaires.