Les Italiens disent abbotonare pour boutonner. C’est probablement de ce verbe que nous sera venu le verbe aboutonner, que Féraud qualifie de barbarisme, et qu’il serait certainement plus juste et plus poli de nommer un italianisme.
ABSYNTE.
| Locut. vic. | Je bus un peu d’absynte vert. |
| Locut. corr. | Je bus un peu d’absinthe verte. |
«Il est peu de mots, dit l’abbé Féraud, qui aient été écrits de plus de manières différentes: absinte, absinthe, absynthe, et même apsinthe. Ce dernier est de M. Ménage et le plus mauvais de tous. Aujourd’hui l’on n’a à choisir qu’entre absynthe et absinthe; l’Académie s’est déclarée pour le dernier, et avec raison; car pourquoi cet y? ce n’est pas pour l’étymologie; elle lui est contraire: absinthium.
«Selon Malherbe, absinthe est masculin et féminin. Vaugelas le fait toujours masculin. Aujourd’hui il est constamment féminin.» (Dict. crit.)
Domergue pense qu’on peut dire l’absinthe amère et l’absinthe amer. «Je suis, dit-il, également fondé à donner les deux genres à ce mot: le féminin, puisque c’est le bon plaisir des dictionnaires; le masculin, puisqu’ainsi le veut la loi de l’analogie.» (Manuel des étrangers, etc.)
ACADÉMICIEN, ACADÉMISTE.
| Locut. vic. | Vous tirez comme un académiste. |
| Locut. corr. | Vous tirez comme un académicien. |