Quelques grammairiens, M. Laveaux entre autres, prétendent que l’on doit donner le nom d’académiste à quelqu’un qui fait partie d’une académie d’armes ou d’équitation, et celui d’académicien à tout membre d’une académie scientifique ou littéraire. Les académistes ne paraissent pas fort disposés jusqu’à présent à reconnaître cette superbe distinction, et franchement, nous pensons qu’un membre d’une académie d’armes ou d’équitation a tout autant de droits à prendre le titre d’académicien, si la société à laquelle il appartient est reconnue pour académie, qu’aucun des messieurs qui siègent au palais des Beaux-Arts, et à qui, soit dit en passant, on serait presque tenté d’attribuer l’intention d’établir cette différence entre académicien et académiste.
Tout Dieu veut aux humains se faire reconnaître.
(La Fontaine.)
A CAUSE QUE.
| Locut. vic. | Il est triste à cause qu’il souffre. |
| Locut. corr. | Il est triste parce qu’il souffre. |
L’emploi de cette lourde locution est condamné par nos grammairiens modernes. Restaut s’en est servi dans cette phrase: Faut-il qu’il soit insolent à cause qu’il est riche? A cause que est maintenant un archaïsme; on l’a remplacé par la conjonction parce que.
ACCOURCIR, RACCOURCIR.
| Locut. vic. | Les jours sont bien raccourcis. | |
| Vous avez trop accourci mon habit. | ||
| Locut. corr. | Les jours sont bien accourcis. | |
| Vous avez trop raccourci mon habit. | ||