Que signifie une pareille locution, que l’on peut si facilement remplacer par une expression plus brève, et surtout plus élégante?


COMMISSION.

Nous ne savons pourquoi M. Raymond, dans son Dictionnaire, dit que ce mot ne s’emploie dans le sens d’action commise que dans cette locution péché de commission, que ce lexicographe appelle assez improprement une phrase. Supposons que quelqu’un fasse cette question: y a-t-il quelque omission dans cette page d’écriture? et qu’on veuille répondre qu’il y a une erreur contraire à l’omission, c’est-à-dire qu’il se trouve des mots de plus, comment dira-t-on? On ne trouvera que le mot commission pour rendre cette réponse sans périphrase; car, selon la judicieuse remarque de M. Charles Nodier (Examen critique des Dict.), ce mot n’a pas d’équivalent. C’est donc une absurdité de ne vouloir l’admettre que dans le style ascétique.


CONSENTIR.

Locut. vic.Les conditions que nous avons consenties.
Locut. corr.Les conditions auxquelles nous avons consenti, ou que nous avons établies.

Ce verbe, employé activement, constitue un barbarisme depuis long-temps signalé par nos grammairiens, et que nous trouvons fort souvent en style de palais ou d’administration. Quand M. Boinvilliers a dit: «nos avocats les plus distingués ne disent plus: je consens cette clause, mais à cette clause,» M. Boinvilliers était dans l’erreur. Nos avocats les plus distingués font encore ce barbarisme, et bien d’autres! «Le style du barreau, dit Voltaire, est celui des barbarismes.» (Comm. sur Rodogune.)


CONSÉQUENCE.