On trouve également, dit M. Francisque Michel, [p.302] la mention d'un olivier dans le Roman des aventures de Frègus, page 75, vers 5, dont la scène se passe en Écosse. Il est douteux que cet arbre ait jamais pu venir dans les contrées du nord de l'Europe. Comme cependant il est nommé dans plusieurs autres ouvrages analogues, par exemple dans un des romans de Tristan, où ce chevalier est représenté portant un chapeau d'olivier, à la cour du roi Marc, son oncle, il faut croire que ce nom se donnait à quelque arbre des pays froids. (Francisque Michel.)

Cette note est ici déplacée. Guillaume de Lorris a eu soin de nous dire que Déduit avait peuplé son jardin de plantes venues de la terre des Sarrasins.

NOTE 40, pages [136]-[137].

Vers 2110-2112.

Mès espoir ce n'iert mie tost.
Mais de bien longs délais s'imposent.

La traduction littérale de ce vers est: «Mais vraisemblablement ce ne sera pas tôt.» Dans cette hypothèse, ce vers doit se terminer par une virgule, et le vers suivant lui fait naturellement suite. C'est l'opinion que nous avons adoptée, malgré l'avis contraire de M. Francisque Michel, qui met un point à la fin de ce vers et le traduit ainsi: «Mais j'espère que ce ne sera pas bientôt.» Cette phrase serait ainsi le complément du vers précédent. Nous préférons la première interprétation.

NOTE 41, pages [136]-[137]. [p.303]

Vers 2111-2113.

Grans biens ne vient pas en poi d'ore;
La fortune est lente à venir,
Longa mora est nobis quae gaudia differt.
(Ovid. ep. 19, vers 3.)

(Lantin de Damery.)