Vers 3405-3412.

Cortoisie est que l'en sequeure
Celi dont l'en est au desseure.
Toute âme généreuse doit
Secourir plus petit que soi.
Regia crede succurrere lapsis.
(Ovid., Ex Pont., lib. II, ep. IX, vers II.)

On pourrait appliquer ici la réflexion de la note ci-dessus.

Nous continuerons toutefois à reproduire les notes latines des deux éditions sus-mentionnées. Le lecteur jugera par lui-même si notre observation est juste, au moins pour un certain nombre d'entre elles.

NOTE 68, pages [234]-[235]. [p.313]

Vers 3645-3653. Irese. Ce mot est ainsi écrit pour la rime.

Il est deux manières de le restituer et partant de le traduire. M. Francisque Michel n'hésite pas; il le traduit par Irlandaise, en vieux français Irois, Iroise, et il cite à l'appui de sa version un passage de Pierre de l'Estoile en 1606, c'est-à-dire 360 ans et plus après la mort du romancier. Voici, du reste, sa note:

«Les Irlandais ont toujours eu chez nous la plus détestable réputation, même avant les événements qui en jetèrent sur notre sol un si grand nombre. Pierre de l'Estoile écrit à la date de 1606: «Le samedi 2 mai, furent mis hors de Paris tous les Irlandois, qui estoient en grand nombre, gens experts en fait de gueuserie, et excellents en cette science par dessus tous ceux de cette profession, qui est de ne rien faire et vivre aux dépens du peuple, et aux enseignes du bonhomme Peto d'Orléans; au reste habile de la main et à faire des enfants, de la maignée desquels Paris est tout peuplé.»

C'est encore de l'érudition pour le plaisir d'en faire. Les Irlandais pouvaient être fort nombreux à Paris du temps d'Henri IV et être à peu près inconnus du temps de saint Louis. Nous préférons ne voir dans Irese que l'altération d'ireuse, féminin d'ireux, coléreux, acariàtre, mot fort employé aux XIIe et XIIIe siècles, et qu'on rencontre souvent dans Guillaume Guiard, poète Orléanais du XIVe siècle. C'est, du reste, l'opinion de Lantin de Damerey et de Méon. (Voir au Glossaire.)

NOTE 69, page [236]. [p.314]