A une maçue à son col:
Si resemblait et fel et fol.
Ici M. Francisque Michel se croit encore obligé de faire de l'érudition. Il paraît, dit-il, que dans les XIIe et XIIIe siècles, les fous avaient toujours une massue ou pieu au cou, sans doute pour les gêner dans leur marche, comme le bétail, et les empêcher de se ruer sur les gens sains. (Voyez à ce sujet une note de notre Tristan, etc., Londres, Guillaume Pickering, 1835, in-12, tome II, pages 209-210.)
En ce qui concerne ces deux vers, nous ne partageons pas l'opinion de M. Francisque Michel. Nous ne pouvons nous faire à l'image grotesque de Danger traînant à son cou un gros morceau de bois. Ce serait absurde. Une massue au col veut dire, selon nous, que Danger tenait à la main une massue, qualifiée un peu plus loin de bâton d'épine ou bâton noueux, et qu'il appuyait cette massue sur son épaule auprès de son cou. Au surplus,nous en trouvons la preuve au chapitre LXXXV, quand le poète nous dépeint Hercule s'élançant à la rencontre de Cacus: «A son col sa maçue.»
NOTE 65, page [204].
Vers 3196. Ce vers est faux. Probablement il devait y avoir tost ou tout après le mot bien.
NOTE 66, pages [208]-[209]. [p.312]
Il se set bien amoloier
Par chuer et par soploier.
Actes in principio, in fine frangentur.
Cette note de l'édition de Méon, reproduite par M. Francisque Michel, n'est guère à sa place ici. Certes, on trouve dans tout le roman de nombreuses réminiscences d'Ovide; mais il ne faut pas voir des imitations partout; car enfin, à bien prendre, tout a été dit, et il serait impossible aux modernes d'écrire un seul mot sans le voir revendiquer au profit d'un auteur que peut-être ils n'auraient jamais lu, et qui, somme toute, n'y aurait probablement pas plus droit qu'eux.