Les Pères de l'Église, à l'exemple des premiers chrétiens, avoient une telle horreur pour le diable, qu'ils se faisoient un scrupule de le nommer, ne lui donnant point d'autre nom que celui de malus, qui veut dire mauvais ou malin; de là vient que plusieurs personnes prétendent que le libera nos à malo de l'Oraison dominicale ne signifie autre chose que: délivrez-nous du malin ou du mauvais, qui vient de mauffez, c'est-à-dire qui fait du mal. (Observations sur l'histoire de saint Louis, par du Cange.) Diez et Littré n'acceptent pas cette étymologie de mauvais.

Note 40, pages [150]-[151].

Vers 6631-6663. Claudius, c'est Claudien (Claudianus), poète latin qui vivoit dans le IVe siècle, sous l'empire de Théodose, et de ses fils Arcadius et Honorius. Ce que Jehan de Meung lui fait dire de l'élévation et de l'abaissement des méchants est tiré des vers de ce poète, faussement attribués à Horace:

Jam non ad culmina rerum
Injustoi crevisse queror. Tolluniur in altum,
Ut lapsu graviare ruant.

(Lantin de Damerey.)

[p.414]

Note 41, pages [156]-[157].

Vers 6738-6770. Suétone (Tranquille) a écrit la vie des douze Césars; il vivoit sous les empereurs Trajan et Adrien, et fut secrétaire d'État de ce dernier. On a encore de Suétone un livre des grammairiens illustres et un des rhéteurs. (Lantin de Damerey.)

Note 42, pages [158]-[159].

Vers 6760-6792. L'auteur se trompe ici sur la durée du règne de Néron, qui ne fut que de treize ans sept mois et vingt-sept jours. Cependant cette erreur pourrait bien venir des anciens copistes. (L.D.D.)