On peut échouer, malgré tout, mais paisiblement,
Tant le plaisir qu'on poursuit est possible.
Le sens de ce distique est assez obscur, et il semble que les éditeurs aient pris à tâche de l'obscurcir encore davantage.
En effet, Méon termine le premier vers par envis possibles, et le second par délis peisibles. Dans l'impossibilité où nous nous trouvions de traduire ces [p.427] deux vers d'une façon satisfaisante, nous avons consulté plusieurs éditions. La première en date, Jehan Dupré, de la fin du XVe siècle, termine le premier vers par envis passibles, le second par delis possibles. Le sens est plus obscur que jamais. Marot termine le premier vers par envis peisibles, et le second par delis possibles. Enfin, M. Francisque Michel copie Méon, se contentant de mettre en marge la traduction de envis, malgré eux, et de delis, jouissance. Nous avons adopté la version de Marot comme la plus intelligible. Toutefois, à ceux qui ne partageraient pas notre opinion, nous offrons la variante suivante:
On risque, il est vrai, de faillir,
Mais pour paisiblement jouir.
Note 67, page [234].
Vers 8010. Acertes. Nous ne savons pourquoi M. Francisque Michel écrit à certes.
Vers 8030-8070.
Arguet, arguito; quicquid probat illa, probato;
Quod dicit, dicas: quod negat illa, neges.
Riserit, arride; si flebit, flere memento.
(Ovid., De Art. am., lib. II, 199.)