Vers 14047-14191.
Turpe jacens mulier multo madefacta lyæo;
Digna est concubitus quoslibet illa pati.
Nec somno tutum est positâ succumbere mensâ;
Per somnos fieri multa pudenda solent.
(Ovide, De Arte amandi, lib. III, carm. 765.)
Vers 14088-14232. Le passage placé entre crochets jusqu'au vers 14114-14258 a été évidemment ajouté après coup.
Vers 14179-14327. Chevelure ou cheveux, qui, selon Borel, viennent de chef. Saint Ambroise, au livre VI de l'Hexameron, dit «que la chevelure est honorable aux vieillards, vénérable sur la tête d'un prêtre, terrible sur celle d'un gendarme, séante aux [p.452]jouvenceaux, de bonne grâce aux femmes, mignonne aux enfans.» Comme en matière d'usages tout est problématique, Jean Dant, Albigeois, réfuta le témoignage de ce père par un livre intitulé: Le chauve ou Le mépris des cheveux, imprimé à Paris en 1621. Cet auteur qui, selon toutes les apparences, étoit chauve, déclame amèrement contre l'usage et l'inutilité des cheveux, imitant en cela le renard de la fable qui avoit eu la queue coupée, et qui conseilloit à ses camarades de se débarrasser de cet ornement superflu.
On voit, par l'éloge que fait saint Ambroise des cheveux naturels, l'avantage qu'ils ont sur les perruques.
Le Roman de la Rose recommande aux femmes de prendre soin de leurs cheveux, n'y ayant rien de plus laid, à son avis, qu'une tête dépouillée de cet ornement.
Turpe pecus mutilum, turpe est sine gramine campus,
Et sine fronde frutex, et sine crine caput.
(De Arte amandi, lib. III.)