Vers 14440-14596. Tout ce passage, jusqu'au vers 14798-14956, a été évidemment ajouté après coup. En effet, nous retrouvons avec étonnement la fin de la phrase:
Mais ceste a jalousie fainte, etc....
[p.455]absolument incompréhensible à la place qu'elle occupe, et qui ne devrait être séparée du vers:
Avecques Mars prise provée,
que par un «;». Le passage, selon nous, devrait être restitué ainsi:
Et quant orra ceste parole
Cil qui la pensée aura fole,
Si cuidera tout erraument
Que cele l'aint trop loiaument
Et que plus soit de li jalouse
C'onc ne fu de Venus s'espouse
Vulcanus, quant il l'ot trovée
Avecques Mars prise provée;
Mais ceste a jalousie fainte
Qui faintement fait tel complainte
Et amuse ainsinc le musart.
Quant plus l'amuse, et cil plus art.
Vers 14525-14683. Hélène, fille de Jupiter et de Léda, étoit sœur de Castor et de Pollux: elle épousa Ménélas, roi des Lacédémoniens. La grande beauté de cette princesse fut cause que Thésée l'enleva lorsqu'elle étoit encore fille: elle prétendoit qu'à quelques baisers près, il l'avoit laissée telle qu'il l'avoit prise, ce qui étoit assez difficile à croire. En effet, cette retenue dans Thésée est aussi extraordinaire que ce que l'on conte d'Angélique, qui avoit couru les quatre coins du monde seule avec Roland, aussi entière après cela que quand elle étoit sortie de chez son père, ce qui fait dire à l'Arioste:
Forte era ver, ma non pero credibile.
[p.456] ce qui revient à la pensée d'?none dans son épître à Pâris: