Quum le submoveant, qui testamenta merentur
Noctibus, in cœlum quos evehit optimia summi
Nunc via processus, vetulæ vesîta beatæ?
Unciolam Proculeius habet, sed Gillo deuncem,
Partes quisque suas, ad mensuram inguinis heres.
(D. Juvenal, Sat. I, v. 37.)
(Francisque Michel.)
Vers 22244-22538. On chercherait vainement, dans la collection des œuvres d'Ovide, le passage auquel Jean de Meung fait ici allusion. Il appartient au livre II d'un poème faussement attribué au chantre des Métamorphoses et publié, sous le titre de Vetula, par Goldast, dans un volume intitulé: Ovidii Nasonis Pelignensis erotica et amatoria opuscula, etc. Franfurti, typis Wolffrangi Richteri ... anno MDCX, in 80. Voyez liv. II, chap. XXXI-XLI, pag. 152-161. Le lecteur curieux de savoir à qui l'on peut attribuer cette composition, dont il existe un manuscrit du XIIe siècle à la bibliothèque de Montpellier (fonds [p.415] Bouhier, E, 56), trouvera tous les renseignements désirables dans la notice littéraire sur Ovide, tome VIII, pages 380-382, des œuvres complètes de ce poète publiées dans la collection Lemaire. (Francisque Michel.)
Vers 22505-22803. Il nous a été impossible de reproduire ici le double sens de rains, qui veut dire à la fois reins et rameaux.
Vers 22552-22830. Fis veut dire ici: assuré, fidèle, pluriel de fit ou fid, dérivé de fidum. On peut donc traduire ce vers de deux façons: 1° mais j'étais alors si assuré, j'y allais de si grand cœur; 2° mais je lui avais été jusqu'alors si fidèle. Enfin nous devons noter la version de Méon, que nous n'avons pas cru devoir conserver. Il écrit le vers ainsi:
Mais de tant fui-ge bien; lors fis
C'onques nul mal gré ne m'en sot....
que l'on peut traduire ainsi:
Mais bien m'en trouvai; je sus faire
Que nul mauvais gré ne m'en sût....