Enfin nous parlerons une dernière fois de l'édition de M. Francisque Michel. Il adopte la version que nous avons suivie pour notre traduction, et met deux points après lors fis. Le sens se terminant à la fin de ce vers, force à traduire à peu près: Mais je n'y pris point garde.

[p.416]Nous n'aurions, à la rigueur, aucune objection à faire si l'éditeur ou l'imprimeur n'avait supprimé 40 vers, par inadvertance, car comment expliquer:

Mès de tant fui-ge bien lors fis:
Qui des amans les roses garde,
Moult en fait ores bone garde.

Évidemment c'est l'imprimeur qui a passé toute une page par mégarde; mais nous ne nous expliquons pas la légèreté de l'éditeur qui laisse subsister de pareilles négligences. Nous en sommes à nous demander s'il relisait ses épreuves, car ce n'est pas malheureusement la seule faute de ce genre que nous ayons relevée dans le cours de l'ouvrage.

Et, chose singulière, l'erreur se produit toujours de la même façon. Les vers passés sont rajoutés plus loin. Ici la faute est impardonnable, car ce sont les 40 vers oubliés qui viennent terminer le Roman d'une manière aussi ridicule qu'imprévue.

Note 87, pages [372]-[373].

Vers 22580-22882. Ici se termine, dans la plupart des manuscrits, le Roman de la Rose. Le passage suivant est évidemment postérieur.


[p.417]

TABLE DES MATIERES