Vers 17308 et suivants. Au lieu de vestés, servés, laborés, honorés, il faudrait vestiés, serviés, laboriés, honoriés, puisque ces quatre verbes sont au subjonctif.

[p.384] Note 17, page [52].

Vers 17344. Taisiés. Ce vers prouve que, pour l'impératif, au début, la forme du subjonctif était au moins aussi usitée que celle de l'indicatif. Le verbe être, avec son impératif sois, soyons, soyez, en est une preuve irréfutable. Nous ajouterons même que ce mode était plus rationnel, car il faut sous-entendre: «Je veux que ...» Ainsi, pour la troisième personne, emploie-t-on le subjonctif: qu'il fasse, qu'ils aillent.

Note 18, pages [54]-[55].

Vers 17380-17598. Qui custodit os suum, et linguam suam, custodit ab angustiis animam suam.
(Proverb., cap XXI, vers. 23.)

Note 19, pages [60]-[61].

Vers 17468-17686. Connestable. Ce n'étoit autrefois que le surintendant de tous les domestiques qui avoient soin des écuries du roi. On appeloit cet officier comes stabuli; c'est sous ce titre qu'Aimon, au livre IV de son Histoire, parle d'un Geilon, comte d'Estable de Charlemagne, et au livre III, parlant d'un Lendegisile, qui étoit comte d'Estable de Gontran, roi d'Orléans, dit: Landegisilus, regalium præpositus equorum, quem vulgo vocant comistabilem, d'où est venu le nom de connétable.

Leur autorité s'accrut au point que, sous Hugues Capet, on ne signoit aucunes lettres-patentes auxquelles [p.385] ne fût requise la présence du connétable, ce qui eut lieu sous les rois Robert, Henri Ier, Philippe Ier, Louis-le-Gros et Louis-le-Jeune.

Les connétables ne se bornèrent point à la surintendance des écuries; ils devinrent par leur valeur les lieutenans-généraux de l'armée de nos rois. Le premier qui se distingua le plus dans cette charge fut Matthieu de Montmorency qui, en 1214, contribua beaucoup au gain de la bataille de Bovines. Depuis cette fameuse journée, la charge de connétable devint la première charge de la couronne, et ceux que l'on en honora dans la suite furent regardés comme les lieutenans-généraux de nos rois.

C'est sur cette idée que Nature, dans le Roman de la Rose, se qualifie vicaire et lieutenant du seigneur.