Éloge d'une princesse, probablement la reine Isabelle de Bavière que Christine nomme généralement «ma redoubtée dame» (voy. plus loin Ballade XVIII).

XII

Cette pièce a été composée en l'honneur des chevaliers qui défendent la réputation des dames. Les personnages que cite Christine faisaient partie de la célèbre association l'Escu vert a la dame blanche dont nous avons parlé plus haut.

Jean de Torsay, seigneur de Lezay, de la Mothe Sainte Heraye et de la Roche Ruffin, chevalier, maître des Arbalestriers de France, chambellan du roi et du duc de Berry, sénéchal de Poitou, servit en Guyenne avec le connétable d'Albret, vint à Paris en 1404 avec cent hommes d'armes sous les ordres du duc de Berry, fut nommé maître des Arbalestriers de France le 8 janvier 1415. Destitué par la faction de Bourgogne en 1418, il s'attacha à la personne du Dauphin, devint capitaine de Saint-Maixent en 1425 et mourut peu après 1428. Il avait épousé Marie d'Argenton, veuve de Bertrand de Caselers et fille unique de Jean d'Argenton, seigneur d'Hériçon et de Gascognolles. (P. Anselme, VIII, p 69).

François d'Aubiscourt, chevalier, seigneur de Ville-Oiseau, était chambellan du duc de Bourbon. Il épousa le 27 avril 1401, Jeanne Flotte, fille d'Antoine Flotte, chevalier, seigneur de Revel, de Montcresson, etc. (P. Anselme, VI, p. 277). Il était le fils du brave chevalier, messire Eustache d'Aubiscourt, souvent cité dans Froissart et dont les amours furent célèbres (Kervyn de Lettenhove, Étude sur Froissart, II, p. 32).

Bernard de Castelbajac, fils de Arnaud-Raymond de Castelbajac et de Jeanne de Barbasan, chevalier, seigneur de Castelbajac, etc., sénéchal de Bigorre, fut institué héritier de son oncle maternel, Arnaud-Guilhem de Barbasan, par testament du 10 août 1410. Il était encore en 1426 sénéchal de Bigorre. (La Chenaye-Desbois et Badier, IV, p. 770).

XIII

Sur un cas d'amour. La même espèce est posée dans le Dit des Trois Jugements et forme le premier des trois cas d'amour soumis à l'appréciation du sénéchal de Hainaut.

XIV

Invocation à Pallas. Christine traduit ici la même pensée qui lui avait déjà inspiré la ballade VII.