—Y a-t-il des voyages dans cette partie de votre histoire? demanda le sultan.

—Non, prince, répondit Sélim.

—Tant mieux, reprit Mangogul; car je ne me sens aucune envie de dormir.

—Pour moi, reprit la favorite, Sélim me permettra bien de reposer un moment.

—Qu'il aille se coucher aussi, dit le sultan; et pendant que vous dormirez je questionnerai Cypria.

—Mais, prince, lui répondit Mirzoza, Votre Hautesse n'y pense pas; ce bijou vous enfilera dans des voyages qui ne finiront point.»

L'auteur africain nous apprend ici que le sultan, frappé de l'observation de Mirzoza, se précautionna d'un anti-somnifère des plus violents: il ajoute que le médecin de Mangogul, qui était bien son ami, lui en avait communiqué la recette et qu'il en avait fait la préface de son ouvrage; mais il ne nous reste de cette préface que les trois dernières lignes que je vais rapporter ici.

Prenez de.........................
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De.............................
De Marianne et du Paysan, par... quatre pages[92].
Des Égarements du cœur[93], une feuille.
Des Confessions[94], vingt-cinq lignes et demie.

[92] La Vie de Marianne et le Paysan parvenu, romans de Marivaux. (Br.)

[93] Les Égarements du cœur et de l'esprit, par Crébillon fils. (Br.)