— Ah ! Monsieur, je vous en supplie, aidez-moi à sortir de ce mauvais pas.

— Il n’y a qu’un moyen, je vous l’ai indiqué, c’était le chemin de fer, mais vous avez perdu vos jambes, je ne puis cependant pas vous emporter sur mon dos. Eh ! eh ! eh !

— Mais j’épouserai, j’épouserai, tout de suite si on veut.

— Il est un peu tard pour épouser tout de suite, la mairie est fermée, comme vous disiez tout à l’heure, et j’avoue que je n’ai pas qualité pour remplacer monsieur le maire et ses adjoints.

— Si je m’y engageais par écrit !

— C’est une idée, je ne sais trop ce que vaudra votre engagement, mais enfin ce sera toujours mieux que rien.

Il ajouta sur le papier qu’il venait de signer : Et je m’engage à épouser la demoiselle Z… aussitôt que les formalités nécessaires seront remplies.

Il était temps, des pas rapides se firent entendre dans l’escalier, la retraite était coupée. Je me préparai à sauver au moins une des oreilles du Lovelace. Lorsque la porte s’ouvrit, il avait disparu. L’agitation d’un rideau m’indiqua dans quel terrier il avait cherché un gîte. Les frères jetèrent un regard de colère sur l’enfant.

— Nous ne l’avons pas trouvé, mais il viendra ici bien sûr, nous le prendrons à la souricière, et nos comptes seront réglés en famille.

— Quand vous l’aurez tué, pensez-vous qu’il épousera votre sœur ?