M. de Quatrefages a risqué un autre argument qui n’a pas obtenu un succès d’enthousiasme : — M. Robin, dit-il, est encore jeune, laissez passer M. Lacaze, et la première vacance lui reviendra de droit. Tout porte à croire qu’il n’attendra pas longtemps. M. Milne Edwards est d’une mauvaise santé (M. Milne Edwards pâlit visiblement et jette à l’orateur un regard de travers) ; la section possède plusieurs septuagénaires, et dans l’ordre naturel des choses, un nouveau deuil ne saurait tarder à nous affliger.

— Ah ça ! mais il nous tâte le pouls, s’est écrié un peu en colère, M. Serres, l’un des doyens.

Le fait est que M. de Quatrefages, vendait la peau… de ses collègues.

Les urnes ont circulé, le destin va parler, des nuages passent alternativement sur le front du Muséum et de la Faculté, selon les alternatives qui naissent du dépouillement des votes. Tout est dit, M. Ch. Robin est nommé par 34 voix contre 21 données à M. Lacaze. C’est un très-beau succès.


Vous avez sans doute remarqué sur la Seine, au-dessous du Pont-Neuf, une grande machine à palettes, montée sur deux longs bateaux ? Elle se pose comme une charade dont les passants cherchent en vain le mot.

N’allez pas prendre cet engin pour une des persiennes du boudoir des nymphes de la Seine. C’est un moteur d’une grande puissance, qui porte le nom de chaîne hydraulique pendante. Les palettes montées sur une chaîne sont mises en action par le courant de la rivière et transmettent le mouvement à un arbre de couche. La puissance déployée peut être utilisée à élever des masses d’eau destinées à l’irrigation des cultures et à d’autres usages.

Les ingénieurs s’accordent à prédire un grand avenir à cette innovation. Mais l’auteur devrait bien faire travailler sa machine d’une manière utile pour en démontrer la puissance. Il suffirait pour cela d’établir une chute d’eau empruntée à la Seine et élevée à quelques mètres de hauteur, au moyen de corps de pompe d’une force convenable.


Dans ces derniers temps, les applications de l’acide phénique sont devenues tellement nombreuses, que la médecine, l’hygiène, l’histoire naturelle, l’agriculture et même l’économie domestique, sont devenues ses tributaires.