[14] Cette ile, aujourd’hui Cozumel, est appelée aussi Acuzamil et Ah-Cuzamil, c’est-à-dire des hirondelles, du mot cuzam, hirondelle. On y adorait dans un temple superbe une divinité du nom de Teel-Cuzam. Aux pieds d’Hirondelle, dont la statue était représentée avec les pieds de cet oiseau. Elle était de terre cuite, grande et revêtue des ornements royaux. Comme elle était creuse et adossée à la muraille, un prêtre s’y renfermait pour répondre au nom du dieu aux demandes des pèlerins qui s’y rendaient en grand nombre des diverses provinces du Yucatan; car Cozumel était un des lieux les plus vénérés de la péninsule. En face de l’île se terminait à la ville de Ppolé la chaussée qui venait d’Izamal et autres villes principales du pays. (Cogolludo, Hist. de Yucatan, lib. IV, cap. 7.)
[15] Mugeres, d’après la carte du Yucatan de l’ouvrage de Stephens entre 21° 30´ et 22° de latitude nord. Le nom d’Ekab ne se trouve sur aucune carte que je connaisse; mais sur celle de Stephens on signale des ruines en plusieurs endroits sur la côte opposée à Cozumel et à Mugeres.
[16] Vivora, rescifs de la mer du nord, situés à 15 lieues au sud de l’île de la Jamaïque, qui ont 42 lieues de long E.-O., fort dangereux pour les embarcations qui naviguent de ce côté... La tête se trouve par 27° 10´ de long. et par 17° lat. nord (Alcedo, Diccionario geogr. hist. de las Indias-Occidentales, etc.)
[17] Suivant Ordoñez, le nom de Maya, qu’il applique à tout le Yucatan, viendrait de ma-ay-ha, exactement non adest aqua, terre sans eau.
[18] Sulamanca de Yucatan fut fondé en 1544, près d’une ancienne ville indienne nommée Bakhalal (enceinte de joncs ou de bambous), et la province est appelée par les uns Vaymil, par les autres Chetemal; peut-être y avait-il deux petites provinces indigènes continant près de Bakhalal, aujourd’hui Bacalar, au fond de la lagune de Chetemal, à l’est du Yucatan. Dans le document en langue maya qui suit cette relation, la province où se trouve Bacalar est appelée Zyan-Caan.
[19] Campêche était appelé Kimpech par les indigènes, d’après Cogolludo.
[20] Champoton s’appelait auparavant Potonchan, qui parait un nom de la langue mexicaine plutôt que maya; on le fait venir de potoni, puer, sentir mauvais, et chan, demeure; ce qui serait la maison-puante, sans doute à cause des marécages qui entouraient cette ville.
[21] Ulua pour Culua ou Culhua, noms qu’on donna à l’ile où se trouve le fort de San-Juan, auprès de la Vera-Cruz; on désignait ainsi la puissance mexicaine, à cause de Culhuacan d’où les rois de Mexico-Tenochtitlan tiraient leur titre.
[22] Il y a, par erreur, dans la copie espagnole Campêche; il faut Cotoch.
[23] Ces barbares paraissent avoir été de race différente des autres populations indigènes du Yucatan, peut-être de descendance caraïbe. Serait-ce parce qu’ils mangeaient quelquefois les membres de leurs ennemis sacrifiés aux dieux?