[64] Ces mots jetés comme par hasard nous donnent le nombre exact des chefs du sacerdoce de Mayapan, tel, probablement, qu’il avait été institué par Cuculcan. Le nom de Chel qui est donné ici à l’une de ces familles paraît devoir se rattacher à quelque origine divine, Ixchel qui signifie la femme Chel étant à la fois la déesse de la médecine et des accouchements.

[65] Ailleurs ce nom est écrit Ahchel, quoiqu’il serait plus exact de dire H’chel.

[66] Serait-ce un tatouage à la mode des marins ou des philactères comme ceux des Pharisiens de l’Evangile?

[67] Les Chèles étaient à la tête du sacerdoce dans la province d’Izamal, ville sacerdotale par excellence, ce qui devait leur donner une influence considérable dans tout le Yucatan.

[68] Ce terme de vingt ans paraît s’appliquer au premier abord à l’époque qui suivit immédiatement l’abandon définitif de Mayapan; mais les événements qui suivent la construction d’un si grand nombre d’édifices et de monuments de toute sorte, dont il est question ensuite, donneraient à penser que Landa confond de nouveau l’époque première de la ruine de Mayapan et sa ruine définitive.

[69] Les réflexions de la note précédente peuvent également s’appliquer ici. L’ouragan dont il est question est mentionné par Cogolludo, comme un événement très-ancien, trouvé par le docteur Aguilar dans les livres mayas. Il réfère l’événement comme «une inondation ou ouragan, qu’ils appelaient Hun-Yecil, ou summersion des forêts.» (Hist. de Yucatan, lib. IV, cap. 5.) Ceci serait curieux à comparer avec le cataclysme dont il est parlé aux époques primitives des Quichés, des Mexicains et des Péruviens.

[70] Cogolludo parle de cette peste, et le document en langue maya l’attribue à certaines fièvres et à la petite vérole qui aurait été apportée par les Espagnols, lors de leur première tentative de conquête. Elle est marquée au XIIIᵉ Ahau Katun, commençant à l’an 1518 ou 1521.

[71] Il est parlé de ces prétendues prophéties dans tous les livres composés depuis la conquête. Ce que Landa nous apprend ici toutefois, c’est que Chilan était le nom d’un office sacerdotal parmi les Mayas.

[72] Il est parlé dans Lizana et Cogolludo d’histoires analogues, toutes aussi peu fondées les unes que les autres, ou inventées par les vaincus pour plaire aux religieux, leurs maîtres. (Cogolludo, Hist. de Yucatan, lib. II, cap. 11.)

[73] Le précepteur de Charles-Quint, régent d’Espagne et depuis Pape sous le nom d’Adrien VI, en 1522.