[104] Suivant d’autres auteurs ils auraient eu quelquefois des vêtements plus complets et de plus de luxe.
[105] Cette boisson est en effet fort rafraîchissante et aussi nourrissante qu’agréable: on l’appelle tisté au Nicaragua.
[106] Celle-ci est une sorte de chocolat, tel que le préparaient les indigènes, de qui l’Europe l’a reçu.
[107] Ou plutôt les Espagnols et leurs descendants ont emprunté des Yucatèques et ceux-ci des Espagnols leurs coutumes mutuelles, surtout quant à la nourriture, ce dont s’aperçoivent fort facilement les voyageurs qui parcourent ces contrées.
[108] C’était un véritable hydromel, comme on le voit. Dans la suite de ce récit le mot vin, qui se représente souvent, ne doit pas être pris dans un autre sens.
[109] Ce livre est rempli de vieux provincialismes souvent introuvables et encore plus intraduisibles; il y a ici cimitaras, peut-être pour cimitarras, cimeterres, mais que veut-il dire? Nous avons traduit l’idée, sinon le mot.
[110] «Au temps de leur idolâtrie, ils dansaient et encore actuellement ils dansent et chantent suivant l’usage des Mexicains: ils ont un chanteur principal qui donne le ton et enseigne ce qu’il faut chanter; ils le vénèrent et le respectent, lui donnant sa place à l’église, dans les fêtes et assemblées. Ils le nomment Holpop, et c’est à ses soins que sont confiés les tambours ou tunkules et autres instruments de musique, tels que flûtes, trompettes, conques marines et autres choses dont ils se servent. Le tunkul (en mexicain teponaztli) est de bois creux, et il y en a de si grands qu’on en entend le son à deux lieues de distance, quand vient le vent du même côté. Ils chantent avec ces instruments leurs fables et leurs antiquités. Ils avaient et ils ont encore des comédiens qui représentent les fables et les histoires antiques, que je crois qu’il serait bon de leur ôter, au moins les costumes avec lesquels ils les représentent; car, à ce qu’il paraît, ils sont comme ceux de leurs prêtres idolâtres... Ils mettent de la grace dans les plaisanteries et les bons mots qu’ils adressent à leurs anciens et aux juges, figurant leur rigueur, leur ambition ou leur avarice, imitant leurs gestes et leurs manières, disant les vérités à leur propre curé, devant lui-même, souvent dans un seul mot. Mais pour les comprendre, il faut bien posséder leur langue et être très-attentif. Ces représentations sont d’ailleurs fort dangereuses, surtout si elles ont lieu de nuit dans leurs maisons; car Dieu sait ce qui s’y passe. Balzam est le nom qu’ils donnent à ces comédiens et par extension à l’homme d’esprit, au bouffon; car ils imitent aussi fort bien les oiseaux dans ces représentations.» (Cogolludo, Hist. de Yucatan, lib. IV, cap. 5.)
[111] Il y a cependant quelques exceptions, comme on le verra plus loin au § XXXII.
[112] «La monnaie dont ils se servaient, c’étaient des clochettes et des grelots de cuivre, dont la grandeur fixait le prix, et quelques coquillages rouges qu’ils apportaient du dehors et qu’ils enfilaient comme les grains d’un chapelet. Les grains de cacao servaient également de monnaie; c’était ce qu’il y avait de plus en usage dans leurs achats et ventes, ainsi que certaines pierres de prix et de petites haches de cuivre qu’ils tiraient de la Nouvelle-Espagne, etc. (Cogolludo, Hist. du Yucatan, lib. VI, cap. 3.)
[113] On sait qu’en Espagne et dans les pays espagnols, les noms absurdes de Pilar, Pilier, Soledad, Solitude, etc. sont fort communs pour Maria del Pilar ou de la Solitude, à cause des sanctuaires dédiés à la Sainte Vierge.