[114] Ceci est une erreur de Landa, qui ne paraît guère avoir été au courant des coutumes du Mexique où l’enfant était lavé quelques jours après sa naissance et purifié par l’invocation de la déesse Chalchiuhlicué, etc.

[115] Chac ou Chaac, ainsi qu’on le verra plus loin, était aussi le nom générique des dieux protecteurs de la campagne et des moissons, comme les tlaloque au Mexique.

[116] L’encens dont il s’agit ordinairement dans ce livre, c’est le copal, en usage encore dans toutes ces contrées.

[117] Echuah, signifie marchand; au dire de Las Casas, c’est la divinité que les Mayas invoquaient en chemin (Cogolludo, Hist. de Yucatan, lib. vi, cap. 6.)

[118] A l’exception des masques servant aux représentations scéniques, je n’ai jamais vu de ces idoles de bois, les missionnaires ayant brûlé toutes celles dont ils ont pu s’emparer.

[119] Le Nacon dont le titre se donnait à deux différents chefs, se donnait aussi à la supérieure ou abbesse des vestales ou vierges consacrées au service des temples, laquelle prenait le titre de Ixnacan ou Xnacon Katun. (Cogolludo, Hist. du Yucatan, lib. IV, cap. 2.)

[120] L’historien général des Indes dont il s’agit ici était Gonçalo Fernandez de Oviedo, dont l’erreur, si erreur il y a, comme l’affirme ici Landa, a été reproduite par Herrera et beaucoup d’autres écrivains. Cogolludo ajoute à son tour le témoignage de tous les moines de son ordre et de Las Casas qui n’ont jamais remarqué rien qui rappelât la circoncision; il dit aussi avoir interrogé un grand nombre de vieillards qui ne se souvenaient d’aucune coutume semblable. (Hist. de Yucatan, lib. IV, cap. 7.)

[121] Il s’agit ici de la pierre des sacrifices.

[122] A Tyr, et dans les pays chananéens, à Carthage, etc., des mères portaient leurs petits enfants en holocauste à Baal, à Moloch, etc. Quant aux sacrifices du sang humain, ils existaient chez la plupart des peuples de l’antiquité.

[123] Un sacrifice analogue avait lieu à Quauhtitlan, près de Mexico. (Torquemada, Monarq. Ind. lib. X, cap. 30.)