[124] On retrouve ce sacrifice avec tous ses détails barbares au Mexique où il parait avoir été apporté par une population étrangère, à Tollan, vers la fin de l’empire toltèque de l’Anahuac, au milieu du XIᵉ siècle. C’était ce qu’on appelait à Mexico la fête de Xipe-Totec.
[125] Hostia, ab hoste sacrificato... Pour nous la victime la plus sainte n’est pas seulement un homme, c’est un Dieu, immolé pour nous sauver.
[126] Dans le drame quiché de Rabinal-Achi que j’ai recueilli et traduit à Rabinal, au Guatémala, l’un des héros, Queché-Achi, fait allusion à cette coutume d’une manière poétique: «Or voici, s’écrie-t-il, ce que dit ma parole à la face du ciel, à la face de la terre: Sont-ce là votre table et votre coupe? Mais c’est la tête de mon aïeul, mais c’est la tête de mon père que je vois et que je considère! Ne serait-il donc pas possible qu’on en fasse de même et que l’on travaille ainsi l’os de mon front, le cràne de ma tête, qu’on le cisèle et le peigne de couleurs en dedans et en dehors? Alors quand on descendra en mes montagnes et en mes vallées, pour négocier des sacs de peck ou de cacao avec mes fils et mes vassaux, dans mes montagnes et dans mes vallées, mes fils, mes vassaux diront: «Voilà la tête de notre aïeul, de notre père.» Ainsi le répéteront mes fils et mes vassaux en mémoire de moi, aussi longtemps que le soleil éclairera.... Voici donc l’os de mon bras, voici donc la baguette montée en argent, dont le bruit retentira, en excitant le tumulte au dedans des murailles du grand château; voici l’os de ma jambe qui deviendra le battant du teponovoz (ou teponaztli, tambour de bois creux) et du tambour et qui fera trembler le ciel et la terre...» (B. de B. Rabinal-Achi, ou drame-ballet du Tun, etc. scène IV, pages 103 et 105.)
[127] Voir la gravure de la hache au texte espagnol.
[128] A l’époque où Landa écrivait, les Mayas, ainsi que la plupart des nations voisines, dont la civilisation était analogue, avaient déjà perdu l’usage de leurs armes anciennes; il est loin de les énumérer toutes ici. Comme elles étaient les mêmes dans le Mexique et l’Amérique centrale, le lecteur qui voudrait en avoir une idée peut consulter mon Hist. des nations civilisées du Mexique et de l’Amérique centrale, etc. tom. III, liv. XII, chap. 5, pag. 591.
[129] Ce détail confirme ce qui se trouve plus haut, § VIII, sur l’usage du sel dans la doublure piquée de coton de ces sayes.
[130] On assure que la chair de l’iguane, qu’on dit d’ailleurs d’un goût fort agréable, a la propriété de refroidir les sens.
[131] Ceci ferait croire qu’il s’agit d’une sorte de garde analogue à la landwehr en Suisse, quoique un peu plus loin le texte ferait penser qu’il s’agit de mercenaires payés par le prince. Quant au titre de holcan donné à son chef, son étymologie paraît être hol, tête, et can, serpent, tête de serpent, peut-être à cause des insignes qu’il portait.
[132] Ce bain au feu, était probablement le bain de vapeur dont les Mexicains faisaient usage, appelé chez eux temazcalli et chez les Quichés tuh.
[133] Quel aveu pour un évêque, surtout pour un évêque espagnol et un homme du caractère généralement attribué à Landa! Il prouve, du reste, en faveur de sa véracité, mais il est bien triste pour la civilisation européenne.