[219] Où se retira ce saint personnage? C’est ce qu’il est impossible de déterminer; mais sa religion se rattachait probablement à celle dont l’Ara était le symbole, antérieure à celle des Nahuas ou Toltèques, dont les Tutul-Xius étaient une fraction. Aussi serait-il intéressant de rechercher les traces de ces prophètes qui, sous le nom commun à plusieurs autres, de Viracocha, parcoururent le Pérou et la Bolivie, et dont l’un ou l’autre laissa des indices analogues dans les légendes traditionnelles du royaume de Quito et dans les sculptures de Tiahuanaco.
[220] Ces deux princes auraient plutôt été les victimes d’une réaction religieuse ou d’une religion nouvelle. On sait, en effet, par le manuscrit maya que nous publions plus loin, que Chichen-Itza fut conquis par les Tutul-Xius vers l’an 394 de notre ère, et que les Itzaes, qui lui donnèrent leur nom, se réfugièrent à Champoton, d’où ils furent chassés plus tard par leurs ennemis. Kukulcan était-il un des leurs, c’est ce qu’on ne saurait déterminer encore? Ce que je crois entrevoir, c’est que leur religion était celle des Cocom, ennemis acharnés des Tutul-Xius; car le document qui nous donne les renseignements ci-dessus les appelle des hommes saints «cuyen uincob.»
[221] Cet édifice est le même dont Stephens donne une description si complète, avec la gravure représentant un de ces escaliers aux têtes de serpents. (Incidents of travel in Yucatan, vol. II, chap. 27.) C’est celui dont parle M. Viollet Leduc et M. Charnay, Cités et Ruines américaines, pag. 48 et 340.
[222] La phrase de l’auteur est intraduisible; je crois cependant en avoir saisi le sens.
[223] Voir encore Stephens, ibid., et Charnay, loc. cit.; l’un et l’autre parlent de ces deux théâtres, sans toutefois les identifier absolument, ainsi que la salle du jeu de paume, Tlachco en langue nahuatl, où se trouvent enclavés dans le mur les anneaux dont le titre de ce livre présente une image.
[224] Stephens donne au puits de Chichen-Itza une profondeur de soixante à soixante-dix pieds et un diamètre d’environ trois cent cinquante. (Ibid., ut sup., chap. 26.)
[225] Probablement des principaux dieux du pays.