Nº 5.—Escalier très-raide à monter (escalones muy agros de subir).
[210] Voir à la suite de ce chapitre la description des temples d’Izamal, tirée de Lizana.
[211] Cogolludo parlant des routes qui allaient à Cozumel et à Izamal, les compare pour la solidité et la perfection aux plus belles chaussées royales d’Espagne: divers témoignages contemporains corroborent cette opinion. (Cogolludo, Hist. de Yucatan, liv. IV, cap. 7.—Stephens, Incidents of travel in Yucatan, vol. II, chap. 24.)
[212] Cette mesure équivaut, dit-on, à l’élan que fournit un cheval sans reprendre haleine évalué en quelques endroits de l’Amérique espagnole à 400 vares (environ 400 mètres) pour le moins, dans d’autres à 1,200, ce qui donnerait à la base de ce monument une étendue de plus de 3,000 pieds.
[213] Dans le petit plan de la page 332, le lecteur ne doit voir qu’une idée de l’ensemble, les cellules ayant dû être en beaucoup plus grand nombre que celles qui se montrent ici; mais en rectifiant l’esquisse de Landa pour pouvoir la graver, nous n’avons pas voulu en faire un plan d’architecture. Ce qu’il y a à remarquer ici surtout, c’est ce qu’il appelle les passages en arc de pont, dont l’un est figuré rond ou à plein cintre dans son plan, et l’autre à voûte en encorbellement qui est la voûte commune de l’Amérique centrale.
[214] C’est le stuc antique du pays dont j’ai vu moi-même des restes considérables dans un grand nombre de ruines, et que les Indiens employaient soit à modeler des ornements, soit à couvrir des murs et quelquefois le sol.
[215] Il est question en plusieurs endroits de l’ouvrage de Cogolludo, d’une de ces pyramides désignée par lui comme la plus grande, el grande de los Kues, adoratorio que era de los idolos, dont les débris embarrassèrent pendant de longues années une des rues de Mérida. Je ne saurais dire si c’est la même dont parle ici Landa. Cogolludo cite également un autre omul qui était à l’est du monastère des franciscains, dédié au dieu Ahchun-Caan, et sur la cime duquel ceux-ci édifièrent, à la place de l’édicule de ce dieu, une chapelle à saint Antoine de Padoue, mais qui ne tarda pas tomber en ruines. (Hist. de Yucatan, liv. XVIII, cap. 8).
[216] «La ville de Mérida a reçu son nom des édifices somptueux bâtis en pierre qu’on y voit. On ignore qui les a construits; mais ce sont les plus beaux qu’on ait vus dans toutes les Indes. Ils doivent avoir été bâtis avant Jésus-Christ; car, sur leurs ruines, les broussailles sont aussi épaisses et les arbres aussi élevés que dans le reste de la forêt. Les bâtiments ont cinq toises de haut, etc.» (Bienvenida, Carta fecha de Yucatan, á 10 de Hebrero de 1548, Archivo de Simancas.)
[217] C’était encore, suivant Cogolludo, la plus belle des pyramides de Tihóo, et Montejo, avant de la donner aux franciscains, avait eu l’intention d’y bâtir une citadelle. (Hist. de Yucatan, liv. V, cap. 5.) Ce monastère fut fondé en 1547. «Il est situé, dit-il ailleurs, sur une petite colline, de celles qu’il y avait en grand nombre et faite de main d’homme dans ce pays, et il s’y trouvait plusieurs édifices antiques, dont les vestiges existent encore aujourd’hui sous le dortoir principal. (Lib IV, cap. 12.)» En 1669, le besoin d’avoir une forteresse à Mérida, pour soutenir, en cas de révolte des Indiens, une attaque imprévue de leurpart, s’étant fait sentir de nouveau, le gouverneur don Rodrigo Florez Aldana exhaussa les murs qui entouraient le couvent des franciscains, et en prit une partie pour y loger des soldats, malgré les réclamations des religieux. Voici comme en parle un écrivain yucatèque moderne: «Le site marqué d’abord pour y ériger un château, fut donné aux franciscains qui y bâtirent un labyrinthe de fabriques unies les unes aux autres au moyen de galeries, de passages étroits et même de souterrains, œuvre d’années diverses et de différents provinciaux. Dans cet entassement confus de demeures, il ne règne aucun goût, et dans ces constructions faites partiellement, on ne consulta jamais aucune des règles architectoniques. Aujourd’hui, cependant, que tout cela n’est plus qu’un triste amas de ruines abandonnées au cœur même de Mérida, l’aspect qu’il présente n’en est pas moins imposant et majestueux. (Apendice al libro IV de la Hist. de Yucatan, Campeche, 1842.) Norman et Stephens parlent longuement dans leurs ouvrages des ruines de ce monastère, d’où les religieux, au nombre de trois cents, furent chassés en 1820. C’est en contemplant leur étendue et leur immensité qu’on peut se faire une idée des édifices qui les couvraient avant la venue des Espagnols, dont l’œuvre n’a pas duré trois cents ans. Sans le savoir, Stephens rappelle dans un paragraphe les vestiges des édifices antiques qui y existaient encore au temps de Cogolludo: «Dans un des cloîtres inférieurs, dit-il, sortant du côté du nord, et sous le dortoir principal, il y a trois corridors parallèles. Le corridor extérieur fait face à la cour principale, et on y trouve précisément de ces voûtes particulières dont j’ai si souvent parlé dans mes volumes précédents, deux côtés s’élevant de manière à se rencontrer, et couvertes, à peu de distance l’une de l’autre, d’une rangée de pierres plates qui en sont la clef. Il ne peut y avoir aucune erreur sur le caractère de cette voûte; car on ne peut supposer un seul instant que les Espagnols aient rien construit de si différent des règles ordinaires de l’architecture, et il n’y a pas le moindre doute que c’était là un de ces mystérieux édifices qui ont fait naître tant de spéculations.» (Incidents of travel in Yucatan, vol. I, chap. 5.) N’est-ce pas le cas de répéter ici avec Norman: «Les caciques et le peuple furent chassés de leurs demeures; ils périrent sous les coups impitoyables de l’envahisseur, avec qui l’Église vint prendre sa part des dépouilles. Où sont-ils maintenant? vainqueurs et vaincus sont ensevelis dans la même poussière! Et nous contemplons aujourd’hui les pierres éparses qui rappellent indistinctement la grandeur de l’un et la ruine de l’autre.» (Norman, Rambles in Yucatan, etc., chap. II.)
[218] La confusion qui règne dans le manuscrit que nous avons copié semblerait, ainsi que ces paroles, foire croire que certaines parties y ont été omises; mais il se pourrait que ce chapitre qui traite des principaux édifices du Yucatan eût du entrer dans le § V, dont il est une amplification.