[204] Le lecteur trouvera à la page suivante plusieurs signes additionnels monosyllabiques, qui existent, ainsi que les variantes de la lettre a n. 1, et de la lettre h, dans les explications données plus haut, je dois ajouter qu’ils se retrouvent aussi dans plusieurs des caractères des jours, et que ceux-ci paraissent devoir offrir une série de signes syllabiques ou figuratifs, employés également dans l’ensemble de l’écriture maya, à part de leur signification comme caractères spéciaux des jours.

[205] Ajoutons ici, en attendant, que l’alphabet maya comprend aujourd’hui, d’après la grammaire de Pedro Beltran de Santa Maria, vingt-deux lettres, dont les suivantes: Ɔ (c renversé), ch barré du haut, que je remplace par un çh cédille, uniquement pour le distinguer de l’autre, k, pp, th (écrit ailleurs tt), tz; sont propres à la langue et d’une prononciation difficile qu’on ne saurait guère acquérir que dans le pays. Le ch non barré a le son de tch; h est aspiré gutturalement, u a le son de ou remplaçant fréquemment le w, et x le son de ch français ou sh anglais.

[206] Ces lignes, d’une ignorance si naïve, suffisent pour donner une idée de l’innombrable quantité de cités et de temples ruinés qui couvrent le sol yucatèque. Quel champ plus vaste aux explorations de l’archéologue! Stephens, qui visita le Yucatan trois cents ans après que Landa eut écrit ces lignes, est entièrement d’accord avec lui sur le nombre des villes ruinées et sur l’identité de leurs fondateurs (Stephens, Incidents of travel in Yucatan, vol. II, ch. 24).

[207] Stephens parle d’ornements analogues, existant encore sur une des façades de l’édifice appelé Monjas, à Uxmal; on y voit précisément le corps d’un homme, vêtu comme le dit Landa, et quant aux décorations en ciment si dur ou en stuc, on sait que les édifices de Palenqué en présentaient encore beaucoup, il y a peu d’années. (Stephens, Incidents of travel in Yucatan, vol. I, chap. 14, pag. 313.)

[208] Ce ne serait pas là une bien forte preuve en faveur de l’assertion de Landa; heureusement il y en a beaucoup d’autres. Quant à l’urne dont il est question ici, nous en avons vu du même genre au Musée national de Mexico, et d’une grande beauté.

[209]

Nº 1.—Chapelle (capilla).

Nº 2.—Escalier (escalera).

Nº 3.—Palier ou plate-forme (descanso o plaça).

Nº 4.—Plate-forme grande et belle (plaça muy grande y hermosa).