[194] La province de Mani avait été colonisée par les Tutul-Xius, dont l’origine était toltèque ou nahuatl; les fêtes de Kukulcan se bornant à cette province après la destruction de Mayapan, ne laissent point de doute sur l’origine de ce personnage, et donnent lieu de penser que le reste du Yucatan, tout en vénérant jusqu’à un certain point ce mythe ou ce prophète, avait gardé au fond la religion qui avait précédé celle des Toltèques. Ce serait un point d’histoire d’une grande importance au point de vue philosophique. Nous trouverons plus loin d’autres indices du culte primitif des Mayas.
[195] Ici commencent la fête et les sacrifices de la formation des dieux dont la suite se trouve placée par l’auteur au commencement de ce calendrier.
[196] Ce chapitre ou le paragraphe en question a été omis par le copiste.
[197] L’auteur paraît confondre ici le calendrier civil avec le calendrier astrologique du rituel, ainsi qu’on le verra plus loin.
[198] Il est à regretter que l’auteur n’ait pas jugé la matière assez importante pour nous conserver ces signes avec les caractères dont il donne plus loin le dessin.
[199] Aujourd’hui on comprend mieux que jamais toute l’affliction qu’une telle destruction dut causer à la noblesse, au sacerdoce et aux lettres mayas: le monde savant, le monde civilisé, pardonnera difficilement aux premiers religieux espagnols cette ignorance déplorable, si peu d’accord, d’un autre côté, avec les sentiments que Landa lui-même exprime, en racontant avec naïveté tant de choses intéressantes. Après tout, est-il permis de leur faire un si grand reproche, quand on vient à songer a l’incendie des archives de l’empire chinois, allumé au palais impérial de Pékin par les soldats des armées anglaises, en présence de celles de la France.
[200] Ce style est si obscur et si diffus, si familièrement provincial, qu’il est souvent intraduisible; malheureusement là où il faudrait le plus de clarté comme ici, c’est le cas contraire, et dans le mot présenté en exemple, il semblerait qu’il y a une répétition inutile par celle du second lé qui paraît de trop ici; il est vrai que ce peut être une inadvertance du copiste de Landa.
[201] Voir à la page 318. Le signe Ʌ qui se trouve dans l’original à la suite du signe ha est-il un signe d’aspiration ou bien est-ce une simple marque de l’auteur? il est difficile de la préciser. Dans le manuscrit dit Mexicain, nº 2, de la Bibliothèque impériale, on voit plusieurs fois un signe analogue, écrit en fer à cheval, serait-ce le même et par conséquent le signe de l’aspiration? Du reste, autant que le texte de Landa le laisse comprendre, le mot ha, eau, est écrit d’abord avec les deux lettres h (aspirée gutturale) et a, et le caractère suivant serait tout simplement le signe symbolique de l’eau; ce qui nous amènerait à conclure que les Mayas, ainsi que les Égyptiens, donnaient d’abord la lettre et ensuite le signe figuratif de la chose écrite, pour plus d’intelligence.
[202] Dans le feuillet original du manuscrit de Landa le signe de la lettre P est hors de sa place, et placé en marge, accompagné du signet Ʌ que je retrouve entre les caractères o et pp. La ressemblance avec celui que j’avais pris plus haut pour un signe d’aspiration, et au sujet duquel je doute encore, m’avait fait croire à un o aspiré (figure 18) et à l’aspiration du caractère nº 25. Je pense cependant qu’il n’en est ainsi ni dans l’un ni dans l’autre cas.
[203] Il m’a été impossible de reconnaître s’i s’agit ici d’un u ou d’une autre lettre, le manuscrit ne permettant pas de la lire clairement. Des recherches subséquentes dans des documents écrits à l’aide de ces caractères en feront retrouver le son, aussi bien que celui des différents c, ca, cu, ka, x et x, sur lesquels il y a encore quelques doutes.