[184] Cit paraît être une sorte de cochon sauvage; chac est le nom générique des dieux de la pluie, des campagnes, des fruits de la terre, etc. Coh est le puma ou lion américain; suivant d’autres, chaccoh est le léopard.
[185] Voir le § XXVII.
[186] Landa s’est préoccupé fort peu de l’exactitude du calendrier qu’il donne ici: il est évident qu’il n’a eu d’autre intention que d’en signaler les fêtes, de faire connaître les caractères correspondants, et de montrer en général comment il pouvait correspondre avec le calendrier romain; car, ainsi que je l’ai remarqué plus haut, il commence par la seconde partie, laquelle devrait être, dès le 1ᵉʳ janvier, placée à la fin. Il n’a donné, d’un autre côté, que 28 jours à février; mais l’année dont il a pris le calendrier pour modèle était évidemment une année bissextile où février avait 29 jours; car au lieu de terminer par XII Lamat, le calendrier maya devait pour être juste finir avec XIII Lamat; car cette année ayant commencé par le signe Kan, la suivante devait commencer avec Muluc qui suit Lamat. Mais Landa ne s’est guère préoccupé de ces choses qui nous intéressent tant aujourd’hui. Se fiant également sur le titre sans nom qu’on donnait aux jours supplémentaires, il les omet entièrement, se contentant de mettre des vides à la place de leurs signes respectifs, ce qui serait une nouvelle source d’embarras, si nous n’avions le travail de don Pio Perez, qui met tout à sa place, et qu’on peut voir dans ce volume à la suite de l’ouvrage de Landa.
[187] Cinchau-Yzamná est une orthographe erronée, si l’on en juge d’après les leçons précédentes; c’est probablement une mauvaise abréviation de Kinich-Ahau-Ytzamná, donné, d’ailleurs, comme l’inventeur des lettres et de l’écriture, l’auteur de tous les noms imposés au Yucatan.
[188] Ainsi les prêtres de la déesse Centeotl, retirés dans les montagnes des Totonaques, étaient chargés «d’écrire en figures et de mettre en bon style un grand nombre d’histoires qu’ils donnaient après les avoir coordonnées, aux grands-prêtres, qui les racontaient dans les sermons qu’ils prêchaient dans les assemblées publiques.» (Torquemada, Monarquia Indiana, lib. IX, cap. 8.)
[189] Ac paraît être une sorte de plante commune au pays.
[190] C’était le ballet que dansaient les pêcheurs.
[191] C’étaient là sans doute les dieux de la pêche, à propos desquels Cogolludo dit les paroles suivantes: «On dit aussi que bien après la conquête, les Indiens de la province de Titzimin, quand ils allaient pêcher le long de la côte de Choáca, avant de se mettre à la pêche, commençaient par des sacrifices et des oblations à leurs faux dieux, leur offrant des chandelles, des réaux d’argent et des cuzcas, qui sont leurs émeraudes, et d’autres pierres précieuses, en certains endroits, aux ku et oratoires qui se voient encore dans les bras de mer (estuaires) et les lagunes salées qu’il y a sur cette côte vers le Rio de Lagartos. (Hist. de Yucatan, lib. IV. cap. 4.)
[192] Le miel passé à l’état d’hydromel, qui était leur vin ordinaire.
[193] Voir au § IV, où il est question du départ de Kukulcan, mais nullement de son ascension au ciel: il est certain, cependant, qu’une tradition de ce genre existait dans plusieurs provinces du Mexique; il en est question en plus d’un ouvrage, entre autres dans le Codex Chimalpopoca; il y est raconté que Quetzalcohuatl se jeta dans les flammes, au pied de l’Orizaba, et qu’on vit ensuite son âme monter au ciel, où elle se transforma en étoile.