Laili ma ɔococ u xocol Buluc Ahau lae lai ulci españoles kul uincob ti likin u talob ca uliob uay tac luumil lae Bolon Ahau hoppel Cristianoil uchci caputzihil: laili ichil u katunil lae ulci yax obispo Toroba u kaba.
Mais, avant que se fût terminé le compte du Onze Ahau, arrivèrent les Espagnols, et des hommes saints[36] vinrent avec eux quand ils touchèrent cette terre. Au Neuf Ahau, commença le christianisme et l’avénement du baptême: c’est durant cette période qu’arriva le nouvel évêque, dont le nom est Toral.[37]
NOTES
[1] Les Tutul Xiu, dont il est parlé dans toutes les histoires du Yucatan, sont évidemment les chefs d’une maison de la race nahuatl, établie dans le royaume de Tulan ou Tulhá, dont le siége parait avoir existé dans la vallée d’Ococingo, au nord-est de Ciudad-Real de Chiapas (San Cristobal). Cette maison portait apparemment le nom de Nonoual qu’on lui donne ici, d’où viendrait peut-être celui de Nonohualco ou Onohualco, comme le dit mal-à-propos Clavigero, et que les Mexicains donnaient à la côte yucatèque, située entre Xicalanco et Champoton. Nonoual ne serait-il pas une altération de Nanaual ou Nanahuatl qui joue un si grand rôle dans les traditions antiques?
[2] Stephens, d’après Pio Perez dit Zuiná que je laisse ici; cependant, il se pourrait que ce fût une erreur du copiste ou d’impression, au lieu de Zuiva qu’on trouve fréquemment dans le Livre sacré des Quichés et dans le Manuscrit Cakchiquel, uni à celui de Tulan, identique avec Tulapan dont il est question ici et qui indiquait la capitale du royaume de Tula, comme Mayapan indique la capitale du Maya.
[3] Holon est un mot qui appartient également à la langue maya, au tzendal et à ses dialectes; il signifie ce qui domine, ce qui est au-dessus et peut se prendre ici comme un titre et comme un nom. Chan appartient au nahuatl et au tzendal, mais dans deux sens fort distincts; dans la première langue il signifie maison, demeure; dans la seconde serpent, qui en maya se dit can. Tepeuh est nahuatl, il signifie mot à mot le maître, le chef de la montagne; c’est un titre souverain dans le quiché.
[4] Le mot maya est peten qu’on traduit par île, mais que les Mayas appliquaient en général à toutes les terres environnées d’eau, en partie, car ils savaient fort bien que leur pays était une péninsule.
[5] Il y a plusieurs manières de calculer ces époques. Landa, Cogolludo et les auteurs anciens, corroborés par les preuves historiques et chronologiques qu’ils apportent, ne leur donnent que vingt ans. Je crois qu’ils sont dans le vrai, et c’est d’après leur sentiment que j’ai réglé ce document chronologique, en plaçant les chiffres des Katun à côté du texte maya, et celui des années correspondantes de l’ère chrétienne vulgaire au français. En note, ainsi que Pio Perez l’avait fait lui-même en le donnant à Stephens, je mets les années correspondantes, d’après lui, aux Katun et dans le calcul desquels il me semble qu’il s’est glissé quelques erreurs, en outre de sa manière de voir, en leur assignant 24 ans au lieu de 20: le lecteur pourra aisément les vérifier lui-même. Suivant Pio Perez, les années écoulées durant le voyage des Tutul Xiu sont de l’an 144 à l’an 217.—Celle que nous trouvons en calculant les Katun à 20 ans chaque, s’accorde davantage avec l’époque assignée par Ixtlilxochitl à la défaite des Toltèques, et leur émigration de leur capitale à la fin du IVᵉ siècle.
[6] Piz-tun, pierre mesurée, dit le texte, c’est-à-dire la marque qui signalait chaque année du Katun.