[7] L’auteur anonyme de ce document ou le copiste passe ici le IV Ahau, comme il a passé les huit Ahaus précédents et comme il en passe d’autres plus loin; ce qui cause parfois une certaine confusion: aussi est-ce pour cela que j’ai placé les chiffres des Ahaus en colonne à côté du texte maya, suivant l’ordre de la série.
[8] Chacnouitan parait avoir été le nom antique de la partie du Yucatan qui s’étendait entre le royaume d’Acallan, au sud-est de la lagune de Terminos, et le pays voisin de Bacalar, au sud-est de la péninsule.
[9] Les faits historiques sont souvent placés dans ce document à la suite d’une série d’Ahaus, dont les années sont postérieures à celles de ces faits même. C’est ce que le contexte fait comprendre encore ici.—Pio Perez marque ici l’époque d’Amekat Tutul-Xiu, de l’an 218 à l’an 360.
[10] Ziyan-Caan, littéralement limite ou commencement du ciel; cette province s’appelait de Chectemal au temps de la conquête. Bak-halal, c’est-à-dire enceinte de bambous, nom qui devait convenir à cette ville, située probablement au bord de la lagune près de laquelle fut bâtie depuis Salamanca de Bacalar.
[11] Le IV Ahau passé sous silence un peu plus haut, paraît ici avec ceux qui le suivent.
[12] Pio Perez marque ici les années écoulées entre la conquête de Bacalar et celle de Chichen-Itza, de l’an 360 à l’an 432. Les Tutul-Xius auraient-ils succédé à Chichen, aux Itzas qui lui donnèrent leur nom et dont les deux princes furent assassinés après le départ ou la mort de celui qui était le chef des trois? c’est ce que ce document laisse entrevoir. On voit ici que les adhérents de ces princes s’étaient retirés à Champoton à la suite de cet événement, ce que Landa omet de faire connaître; mais il nous parle de Kukulcan qui serait arrivé dans cette ville après les Itzas et qui aurait calmé les troubles. La présence de Kukulcan, symbole, dieu ou chef d’une secte nahuatl, rattacherait l’introduction de sa religion à l’arrivée des Tutul Xius. Conf. la Relation de Landa, plus haut, pages 32 et 34.
[13] Suivant Pio Perez de l’an 432 à l’an 576.
[14] On ne voit pas par quelle suite d’événements les Tutul-Xius, après avoir été maîtres de Chichen-Itza durant cent vingt ans, auraient été forcés de quitter cette ville, à moins que la religion, dont les Itzas étaient les représentants, n’ait alors repris le dessus.
[15] La comparaison de ce document avec les faits rapportés par Landa, donnerait à penser que cet écrivain reçut d’un membre de la famille des Tutul Xius la plus grande partie de ses renseignements, tandis que le document conservé par Pio Perez paraîtrait avoir une origine itza.
[16] On ne voit pas ce que deviennent les Tutul Xius entre le XII et le VI Ahau: il est probable, toutefois, que c’est l’époque où ils cherchèrent à se concilier les princes et le peuple de Mayapan, ainsi que le raconte Landa, p. 41 et suiv.; c’est alors qu’ils commencèrent à se fortifier dans la montagne entre Mani, Uxmal et Maxcanú, d’où ils parvinrent sans doute à s’étendre ensuite jusqu’à Champoton, lors de la révolution qui renversa le trône des Cocomes à Mayapan.