[1] Guanaco est un nom de la langue haïtienne; gua est un article démonstratif; naco peut signifier lieu fertile. C’est le nom d’une ville, considérable par son commerce et sa grande population, qui existait dans le voisinage, du golfe Dulce, à peu de distance de la mer, à l’entrée de la montagne de San-Gil, où doivent se trouver ses ruines.
[2] Herrera, Hist. Gen. de las Ind. occid. decad. 1, lib. V, cap. V.
[3] Herrera, Hist. Gen. decad. 1, lib. VI, cap. VII. Les montagnes de Caria sont celles qui s’appellent aujourd’hui el Gallinero, qui s’élèvent entre les llanos de Santa-Rosa et la vallée de Copan. Le nom de Caria que leur donne Herrera leur vient des Cares, nation puissante entre celles que l’on appela depuis Choles et dont Copan paraîtrait avoir été la capitale. Leur nom se retrouve encore aujourd’hui dans le mont Cari et dans quelques petites localités au nord-ouest de Copan.
[4] Cette lettre, dit Humboldt (Examen critique de l’histoire de la géographie du nouveau continent, tom. 1ᵉ, note 1, page 4), qui peint si bien les plaisirs de l’intelligence, a été écrite, selon l’opinion commune, à la fin de décembre 1493. (Opus Epistolarum Petri Martyris Anglerii Mediolanensis, Protonotarii Apostolici, Prioris Archiepiscopatus Granatensis, atque à consiliis rerum Indicarum Hispanicis. Amstelodami, 1670. Ep. CLII, page 84.)
[5] Pomponius Lœtus, le célèbre propagateur de la littérature classique romaine, généralement assez mal vu d’une portion du clergé romain, à cause de la liberté de ses opinions religieuses. (Voir Humboldt, loc. cit.)
[6] Popol-Vuh.—Le Livre sacré et les mythes de l’antiquité américaine, dans l’Introduction.
[7] Humboldt, Hist. de la géogr. du Nouv. Continent, section première, passim.
[8] Katun, mot de la langue maya composé de kat, interroger, et de tun, pierre, c’est-à-dire pierre qu’on interroge, à qui on demande l’histoire du pays. C’est le nom qu’on donnait anciennement au Yucatan aux pierres gravées, portant des dates et des inscriptions relatives aux événements historiques et qu’on incrustait dans les murs des édifices publics. Voir plus loin, page 53.
[9] Vues des Cordillières et monuments des peuples indigènes de l’Amérique, tom. II, pl. XXVI.
[10] Humboldt, Examen de l’hist. de la géogr. du nouv. continent, tom. I, page 177.