[11] Sur les sources de la Cosmogonie du Sanchoniathon, Paris, 1860, page 227.
[12] Brasseur de Bourbourg, Popol-Vuh. Le Livre sacré, et les mythes de l’antiquité américaine, etc. Introd., page LXV.
[13] Sur les sources de la Cosmogonie du Sanchoniathon, page 127.
[14] Le Codex américain de la bibliothèque royale de Dresde, reproduit dans la collection de Kingsborough, est écrit de caractères analogues à ceux dont nous donnons l’alphabet d’après Landa (voir page 320): il y en a quelques-uns, toutefois, que nous ne sommes pas encore parvenus à identifier, bien que tous les autres signes des jours et des mois soient les mêmes. Le Codex de Dresde, autant qu’il nous a été donné d’en juger actuellement, d’après le court examen que nous en avons fait dans Kingsborough, est un Tonalamatl ou Rituel religieux et astrologique, dont la langue se rapproche de celle du Yucatan.
[15] «Nous avons vu, dit Humboldt, que les astrologues mexicains ont donné à la tradition des destructions et des régénérations du monde un caractère historique, en désignant les jours et les années des grandes catastrophes, d’après le calendrier dont ils se servaient au seizième siècle. Un calcul très-simple pouvait leur faire trouver l’hiéroglyphe de l’année qui précédait de 5206 ou de 4804 ans une époque donnée. C’est ainsi que les astrologues chaldéens et égyptiens indiquaient, selon Macrobe et Nonnus, jusqu’à la position des planètes à l’époque de la création du monde et à celle de l’inondation générale. (Vue des Cordillières, etc. tom. II, page 132.)
[16] Conquista de Mexico, 2ª parte de la Cronica de las Indias.
[17] MS. De la coll. de Boturini, sous le titre de Historia de los reyes de Culhuacan y Mexico. Copie de ma collection.
[18] Dans certains documents, il est parlé de quatre catastrophes, dans d’autres de cinq, et ces catastrophes, à l’exception de celle du feu, de celle de l’eau et de celle de l’ouragan, ne paraissent pas toujours bien s’accorder l’une avec l’autre.
[19] «Izcalli, Enero, est-il dit dans ce document, la fiesta del fuego, porque en tal tiempo les calentaban los arboles para brotar.—Fiesta de Pilquixtia, la natura humana que nunca se perdio en las vezes que se perdio el mundo.—De cuatro en cuatro años, ayunaban otros ocho dias, en memoria de las tres vezes que se a perdido el mundo, y asi lo llaman a este cuatro vezes señor, porque siempre que se perdia, esto no se perdia, y azi dizen la fiesta, de la Renovacion, y asi dizen que acabado este ayuno y fiesta, se volvian los hombres como niños los cuerpos, y asi para representar esta fiesta en el vayle trayan unos niños de las manos» (Cod. Tell. Rem. Mex. N. I, fol. 6. v).
[20] Ce sont aussi les idées de quelques philosophes anciens. Saint Augustin les reproduit, tantôt en les combattant, tantôt inclinant à l’opinion que «la désolation partielle de la terre par des déluges et des embrasements laisse quelques hommes survivre pour réparer les pertes du genre humain.» (De Civit. Dei, lib. XII, 10-11.)