[151] Guevara, Hist. del Paraguay, etc. en la col. de Hist. Argentina, tom. I, pag. 76.

[152] Ce texte est d’autant plus curieux qu’à l’époque de la découverte de l’Amérique, les Guarani ne bâtissaient plus de villes, mais de simples bourgades. «Resolvieron levantar ciudades para su morada, las primeras, segun ellos decian, de todo el pais.»

[153] Velasco, Hist. du royaume de Quito, trad. Ternaux, lib. I, § 1.

[154] Herrera, Hist. gen. dec. v, lib. III, cap. 6.—Dans le même chapitre, l’auteur parle d’une ville de Changara, commandée et défendue, dans la suite, par des amazones contre un chef contraire aux Cares, et qui, suivant Zarate, aurait été la tige des Incas du Pérou: ce qui rappelle l’existence de la gynécocratie carienne.

[155] Voir tous les auteurs qui ont traité de l’histoire de la découverte et de la conquête, principalement de l’Amérique méridionale.

[156] Eckstein, Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon, page 150.—C’est ainsi que dans les vestiges des traditions de Haïti, on voit Guahagiona enlever les femmes et les transporter à Matinino (Martinique), île de la mer des Antilles, puis jouir d’une autre dans l’Océan, etc. Voir plus bas l’Ecrit du frère Romain Pane, pages 434-435.

[157] Macar, composé de ma, mot dont ils usent dans le sens de vieux, ancien, et aussi comme une parole d’amour,—et de car, poisson et femme mondaine, prostituée (Ximenez, Tesoro de las lenguas quiché, cakchiquel y zutuhil, etc. part. I). Qui sait même si le mot maquereau, ou makerel, fils de macar, ne viendrait pas de là? Les étymologies ont quelquefois une origine si étrange.

[158] Ymox se traduit encore par espadon, sorte de monstre marin, dans le Vocabulaire de la langue quichée.

[159] Voir la note précédente.—Du mot car, quiché, se dérivent une foule de mots servant à indiquer l’obscénité, la prostitution, etc. plus ou moins, comme le mot poissarde en français. A propos du mot Makarah, Eckstein dit qu’il n’a pas de racine dans l’idiome des Aryas: «Il aura appartenu à la vieille race des Éthiopiens de l’Orient et de l’Occident, ajoute-t-il, en passant d’eux et de leur culte aux Sémites et aux Aryas. Movers en a largement traité dans le premier volume de son important ouvrage; mais il a la manie de vouloir tout ramener à un type strictement phénicien.» (Sur les sources de la cosmogonie de Sanchoniathon, pages 150-151.) Qu’eût dit Eckstein, s’il avait connu les sources américaines de ce nom?

[160] Castellanos, Elegias de varones ilustres de Indias, en la Bibl. de Autores esp. Madrid, 1847. Part. II, canto 3ᵉ, page 533. Ce nom est répété à plusieurs reprises, tantôt comme titre, tantôt comme nom propre, et il est donné aussi interverti en Maracona et Marona, peut-être par licence poétique, aux montagnes où ces chefs commandaient. Le nom du lac ou golfe Maracaibo n’est lui-même que le nom de Macaraibo interverti.