[211] Passalaqua, Catalogue raisonné des antiquités découvertes en Égypte, etc. page 168 (ad. XXVI). Des vases d’un genre analogue servaient au Mexique, au Yucatan, ainsi qu’en Égypte, à renfermer là les cendres, ici les entrailles des défunts. Il existe au musée de Mexico deux ou trois vases de ce genre d’une grande beauté: nous possédons les copies de deux des plus curieux, dessinés par M. Ed. Pingret.
[212] Calancha, Coronica moralisada, etc. lib. II, cap. x. Ces pénates sont appelés indifféremment canapa ou conopa, nom où l’on reconnaît celui de con ou chon, dont il a été parlé précédemment.
[213] Voir Landa, page 207 et suiv.
[214] Bunsen, Egypt’s place in universal history, vol. I, page 514. Au nº 254 de la liste des signes hiéroglyphiques idéographiques, se trouve l’animal précité, sous le nom de jerboa ou jerboise, ce qui n’est pas exact, suivi de ces mots sense unknown. On le retrouve dans un grand nombre de documents, quelquefois très-exact, d’autres fois plus ou moins défiguré; ceci s’explique par l’interruption des communications de l’Égypte avec l’Amérique, seul pays où existe le Sarigue, qu’on finit par oublier avec le temps et qu’on regarda peut-être comme un animal symbolique. Tel l’énonce M. de Rougé, en le donnant comme l’animal symbolique de Set, à la suite d’une explication touchant le groupe de la page 16 de son ouvrage Étude sur une stèle égyptienne, page 17. Dans la Gramm. Égypt. de Champollion, on le retrouve avec la même tête de Sarigue, page 114, ayant la légende: «Avec la tête d’un animal fantastique et sous le nom de Bôr ou Boré,» page 119, ayant la légende: «une espèce de griffon.» Page 120, cette tête de sarigue est devenue, par l’oubli du temps sans doute, une tête d’âne et ensuite d’antilope.
[215] Dans le Livre Sacré, le Sarigue apparaît d’abord comme un des quatre grands dieux, page 2. Il revient ensuite, page 167, dans une fiction fort difficile à interpréter. Toute la scène, cependant, paraît faire allusion à un tremblement de terre, quatre fois répété, exprimé par l’idée que le Sarigue ouvre ses jambes, et où le volcan Hunahpu joue encore son rôle: ce qui se serait répété quatre jours de suite.
[216] Utiu est l’animal appelé coyotl en nahuatl; c’est le chacal américain. Hun-ahpu-utiu, un Tireur de sarbacane au chacal, est le même que l’anupu ou anubis des monuments d’Égypte, également représenté par un chacal.
[217] Tziz ou zitz signifie l’épine, l’aiguille ou l’animal, que Ximenez traduit par pizote, le pitzotl mexicain, que Molina traduit à son tour par puerco et qui paraît être une sorte de porc-épic.
[218] Rouleau de papyrus de M. Fontana, expliqué par M. de Hammer, page 11.—Codex Chimalpopoca, dans l’hist. des Soleils, MS de ma Coll.—Cadastre et rôle des habitants de Huexolzinco et autres lieux, etc. MS de la bibl. impér.
[219] Cod. Mex. Tell.-Rem., fol. 4, V.
[220] Motolinia, Hist. antig. de los Indios, part. MS. Dans ce document, au lieu de cipactli il y a capactli, qui n’est peut-être qu’une erreur du copiste, mais qui, peut-être aussi est le souvenir d’une langue perdue et qui se rattacherait au capac ou Manco-Capac du Pérou.