[271] Montesinos, Memorias antiguas historiales del Peru, lib. I, cap. IX. MS. de ma Coll., tiré des Arch. de l’Acad. royale d’hist. de Madrid.—Alcedo, Dicc. geogr. hist., art. Cofanes.
[272] Voici ce que dit à ce sujet l’évêque de Panama, Piedrahita: «Oyo la voz (Ursua) que celebrada la riquezas del Tayrona, del cerro y valle en que estaban los minerales de oro, y plateria, en que se fundian las primorosas joyas de feligrana en varias figuras, de aguilas, de sapos y culebras, orejeras, chagualas, medias lunas, y canutillos, de que tan vistosa y ricamente se arreaban todas las naciones que corren desde el cabo de la Vela, hasta las extremidades de Urabà, y la suma quantiosa de oro en puntas y polvos, etc.» (Hist. gen. del reyno de Nueva Granada, etc., lib. II, cap. 9.)
[273] Julian, la Perla de la America, etc., part. I, disc. III, IV, VIII et part. II, disc. II.
[274] Relacion de lo que sucedio al Magnifico señor capitan Jorge Robledo en el descubrimiento que hizo de las provincias de Antiochia, etc. MS. des Archives de l’Acad. roy. de Madrid. Copie de ma Coll.
[275] Piedrahita, Hist. de N. Granada, etc., lib. cap. XIV.—Julian, la Perla de la America, passim.—«Il est certain que les mathématiciens français, dit Carli, n’ont jamais pu comprendre comment ces peuples sont parvenus à faire des statues d’or et d’argent toutes d’un jet, vides au dedans, minces et déliées, etc.» (Lettres américaines, tome I, lettre 21.) «J’en ai tenu une, dit l’annotateur de ces lettres, qui était une espèce de momie. On n’y voit aucune soudure. On a pareillement admiré des plats à huit faces, chacune d’un métal différent, c’est-à-dire alternativement d’or et d’argent, sans aucune soudure; des poissons jetés en fonte, dont les écailles étaient mêlées d’or et d’argent; des perroquets qui remuaient la tête, la langue et les ailes; des singes qui faisaient divers exercices, tels que filer au fuseau, de manger des pommes, etc. Ces Indiens entendaient fort bien l’art d’émailler, qu’a tant cherché Palissy, et de mettre en œuvre toutes sortes de pierres précieuses.» Je possède un vase à dessins émaillés dans ma collection, provenant des ruines de Palenqué; il me fut donné par le dernier gouverneur de l’État de Chiapas, don Angel Corso, et je crois que c’est l’unique en Europe. B. de B.
[276] «Parmi les arts que nous avons appris des Américains, ou que nous aurions pu en apprendre, nous rangerons celui de donner au cuivre une trempe aussi dure que celle de l’acier et d’en faire des haches excellentes et d’autres instruments tranchants. C’est un secret qui nous est totalement inconnu. Le comte de Caylus examina une de ces haches en France et la jugea de la plus haute antiquité; parce qu’elle était semblable aux anciens ouvrages analogues de la Grèce. Ils savaient aussi donner au cuivre un poli qui réfléchissait parfaitement les images des objets et servait de miroir. C’était l’espèce des miroirs communs; car ceux des femmes de la cour étaient d’argent.... Ils mêlaient aussi l’or au cuivre et donnaient à ce métal mixte une trempe assez dure pour en faire des haches de bon usage. Oviedo nous apprend, dans son Histoire générale, que parmi les présents que les Indiens apportèrent au port Saint-Antoine, il y avait trente-six haches de métal mêlé d’or et de cuivre. L’ancien Ulloa dit avoir observé, dans le Journal de Colomb, que lorsqu’il arriva à la terre ferme d’Amérique (ou continent), que certainement il découvrit avant Vespuce, il y avait parmi ces peuples des rasoirs et autres instruments faits de bon cuivre, c’est-à-dire bien trempés.» (Carli, loc. cit.) «L’art de tremper le cuivre, ajoute l’annotateur, connu des Grecs et des Romains, se conserva en Occident jusqu’à la prise de Constantinople.» Voyez Art des siéges, par M. Joly de Maizeroy, 1778, page 4.—Je possède plusieurs haches de cuivre mêlé d’or et de bronze, trouvées dans des tombeaux américains, et un masque en bronze admirablement fondu, le seul objet de ce genre qui existe en Europe. Un membre de l’Institut fort distingué, M. Rossignol, a publié Sur les métaux dans l’antiquité, etc., un ouvrage remarquable de recherches et d’érudition. Mais il en eût doublé l’intérêt, s’il y avait ajouté quelque chose de l’art métallurgique des Américains, si analogue à celui de l’antiquité classique. Les détails à ce sujet dans les auteurs espagnols sont aussi curieux que nombreux et intéressants. B. de B.
[277] «Les académiciens français et espagnols en virent (des miroirs) chez les Guanches, et l’on ne sait pas s’ils sont de pierre naturelle ou de composition. Ceux de Gallinace (obsidienne) étaient ovales, et quelques-uns avaient même un pied et demi de diamètre. La surface en était concave ou convexe. La Condamine assure qu’ils étaient aussi bien travaillés que si ces gens avaient eu les instruments les plus parfaits et avaient connu les règles les plus précises de l’optique. La Condamine avait mis un de ces miroirs d’Inca dans la caisse qu’il envoyait à Paris et qui périt dans le voyage» (Carli, loc. cit.)—«Je suis étonné, ajoute ici l’annotateur, que l’auteur ne nous dise rien de ces miroirs d’un très-beau métal blanc particulier, aussi brillant que l’argent, qui faisaient partie des riches présents que Montézuma envoya la première fois à Cortès. Ils étaient enchâssés en or. Était-ce du platine? Cela me paraît fort probable. On savait donc le fondre et le traiter.» (Ibid. loc. cit.)
[278] Alcedo dit quelque part que l’on trouvait le jade vert dans les mines d’argent (Dicc. geogr. hist.).
[279] Voir le Popol Vuh, introd., page XXII et suiv.
[280] Simon, Noticias de Tierra-firme, etc., part. II, not. IV, cap. IV.—Ternaux Compans, Essai sur l’ancien Cundinamarca, page 8.